Les loyers resteront stables cette année

le
0

Les propriétaires bailleurs peuvent augmenter de 0,15 % les loyers des locataires déjà en place. Il s’agit de la plus faible augmentation depuis début 2010.

Les loyers des locataires déjà en place resteront plus ou moins stables cette année. L’indice de référence des loyers (IRL), qui sert de base à la révision annuelle des loyers en cours de bail, a progressé de 0,15 % sur un an au premier trimestre. Il s’agit de la plus faible augmentation depuis le premier trimestre 2010 (+0,09 %). Au dernier trimestre 2014, cet indice avait augmenté de 0,37 % sur un an.

Concrètement, les propriétaires bailleurs peuvent donc augmenter de 0,15 %, les loyers des logements dont les baux arrivent à échéance au premier trimestre. À condition que le contrat de location prévoie une révision annuelle des loyers.

L’indice IRL est indexé sur l’inflation, devenue inexistante. En mars, pour le troisième mois consécutif, les prix à la consommation ont reculé de 0,1 % sur un an, selon les statistiques publiées mercredi par l’Insee. Suivant le ralentissement de l’inflation, l’indice de référence des loyers baisse depuis la fin de l’année 2012 (+1,88 % au quatrième trimestre alors). Mais le recul s’est accentué l’an dernier. Si le recul de l’inflation se poursuit, cette tendance baissière se poursuivra. Fin 2009, l’indice avait reculé de 0,06 % au dernier trimestre.

Baisse des loyers des nouvelles locations

Les loyers facturés aux nouveaux locataires (à la signature du bail) baissent de 0,9 % en moyenne depuis le 1er janvier (sur un an), selon l’Observatoire des loyers Clameur. L’an dernier, les loyers ont grimpé de 1 % en moyenne selon l’Observatoire. Un constat qui diffère légèrement de celui fait par le réseau Century 21 (-1,1 % en moyenne en 2014). Cependant, pour la première fois depuis le début de la crise, les locataires déménagent à nouveau. Quelque 28,9 % des locataires ont changé de logement ces derniers mois (27 % en 2014), un niveau comparable à celui de 2007. C’est particulièrement vrai dans 16 régions (dont la Bretagne, Pays de Loire, Franche Comté, Bourgogne, Auvergne, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Alsace, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Picardie, Haute-Normandie, Basse-Normandie, Aquitaine).

En revanche, Paris continue de faire exception, les locataires restant très longtemps dans leurs logements. D’ici l’été, les loyers seront encadrés dans la capitale. Lors de la signature d’un nouveau contrat de bail, ou de son renouvellement, le loyer d’un logement ne pourra excéder de 20 % un loyer de référence fixé tous les ans par le préfet, ni lui être plus de 30 % inférieur.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant