Les loyers repartent à la hausse en France

le
8

Les loyers ont progressé de 1,5% entre janvier et octobre, soit deux fois plus vite que l'inflation. Une tendance que l'on constate dans la majorité des grandes villes. Pourtant, le marché tourne toujours au ralenti, les locataires déménageant peu.

Après un début d'année modéré, les loyers facturés aux nouveaux locataires sont repartis à la hausse ces derniers mois. Ils ont ainsi augmenté de 1,5% en moyenne (hors charges) entre janvier et octobre, soit deux fois plus vite que l'inflation (+0,7%), selon l'Observatoire des loyers Clameur, qui s'appuie sur les données des professionnels de l'immobilier. Une tendance qui contraste avec celle constatée en début d'année et en 2013 (hausse de 0,6% sur l'ensemble de l'année).

Pourtant, le marché locatif tourne toujours au ralenti, «la demande locative restant déprimée par la montée du chômage et les incertitudes sur le pouvoir d'achat», constate l'étude. Ainsi, alors que traditionnellement 55% des nouveaux baux de location sont signés entre juin et octobre, «cette année, l'activité n'a pas renoué avec le dynamisme de l'automne 2011 par exemple», selon Clameur. Les locataires déménageant moins, l'offre de logements disponibles se réduit d'années en années (120.000 logements en moins depuis 2011). «Le risque d'une crise quantitative sévère de l'offre locative se renforce, surtout dans les villes où les déséquilibres de marché sont déjà prononcés (Lille, Paris...).»

Les loyers des grands appartements bondissent

Comme c'était déjà le cas en début d'année, ce sont les loyers des grands appartements, les moins nombreux sur le marché, qui ont le plus augmenté. Les loyers des cinq-pièces et plus ont ainsi bondi de 3,3% entre janvier et octobre, ceux des quatre-pièces de 2,9% et ceux des trois-pièces (représentant 26,2% du marché locatif) de 1,8%. En revanche, les loyers des deux-pièces (32,4% du marché) ont progressé de 1,2% et ceux des studios (22,6% du marché) de 0,9%.

Néanmoins, on constate toujours d'importantes disparités régionales. Les loyers reculent encore dans 32,8% des villes de plus de 10.000 habitants (contre 36,1% en 2013), comme Amiens (-0,5%), Dijon (-0,1%), Limoges (-0,8%), Perpignan (-1,4%), Saint-Denis (-3,4%) et Saint-Étienne (-4%). «Dans ces villes, le marché locatif est en panne et la hausse des loyers constatée depuis 2006 reste inférieure à l'inflation», note l'étude.

Toutefois, ces grandes villes font quelque peu exception, puisque depuis le début de l'année, les loyers ont augmenté plus vite que l'inflation dans la majorité des villes de plus de 100.000 habitants. En tête Villeurbanne (+7,6%), Metz et Montreuil (+4%), Nancy (+3,2%), Paris (+3,1%), Mulhouse (+3%), Angers (+2,8%), Nice et Bordeaux (+2,6%). Viennent ensuite, Clermont-Ferrand (+2,5%), Lille (+2,4%), Rennes, Reims et Boulogne-Billancourt (+1,8%). Ces villes sont suivies par Lyon (+1,6%), Orléans (+1,4%), Marseille et le Mans (+1,3%), Strasbourg et Tours (+1%), Toulouse, Aix-en-Provence et Rouen (+0,9%) et Montpellier et Caen (+0,8%). S'agit-il d'un rattrapage? En début d'année, les loyers baissaient dans 60% de ces agglomérations.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M3866838 le samedi 29 nov 2014 à 12:24

    L'augmentation des prix dans l'immobilier n'a aucune influence sur l'économie, il s'agit juste d'argent qui tourne et cela serait plutôt bénéfique à l'économie. Le problème n'est pas là, c'est celui de loger correctement les gens et on n'en prend pas le chemin.

  • lio3 le mercredi 19 nov 2014 à 12:24

    Il est normal que les charges qui montent et la fiscalite qui monte engendre une hausse des loyers qui diminue encore la disponibilite des menages et sa consomation d'ou la baisse de croissance de la france. Et je ne parle meme pas du risque deflation/chomage qui empeche toute decision. Seul une correction de l'immo forte amenera un coup d'arret a ce jeu vicie pour tous les acteurs-une sorte de destruction shumpeterienne. Elle amenera une relance et fera rentrer d'autres acteurs au capital frais

  • s.thual le mardi 18 nov 2014 à 23:51

    montez montez jusqu au jour ou les gens deviendront insolvables, baisses des salaires ou stagnation ,envolee des prix immo et de loyers ,en toute logique ca va devenir critique, la crise reside en cela pour une grande part !l economie souffre en majorite du manque de disponibilites des menages !obstinez vous et le resultat ne va plus tarder avec ses conséquences miser accrue et violences

  • SuRaCtA le mardi 18 nov 2014 à 21:10

    Le surfiscalisme engendre le surloyer, logique...

  • poczebow le mardi 18 nov 2014 à 15:52

    Du racket sans plus, les loyers devraient être régulés par l'état comme en Allemagne.

  • supersum le mardi 18 nov 2014 à 15:45

    Les HLM sont la seule chose qui restera dans peu de temps donc logique que ça augmente dans un contexte de pénurie

  • domin288 le mardi 18 nov 2014 à 15:34

    Ce sont les loyers HLM qui ont le plus augmentés, certains de 2.9%. L'argument de cette hausse est la baisse des contribution de l'état et la mise aux normes des bâtiments qui coûtent de plus en plus chers. Et on parle de désinflation!!!!!!!!!!?????

  • supersum le mardi 18 nov 2014 à 15:31

    Normal tout le monde arrête le locatif sur 12 mois de loyer 7 mois minimum partent dans les poches de l'état