Les loyers repartent à la hausse en 2016

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L’activité du marché locatif a fortement progressé sur les dix premiers mois de l’année, relève l’Observatoire Clameur. Conséquence : les loyers progressent de 1% en moyenne dans l’Hexagone, au-dessus du niveau de l’inflation.

Après une année de baisse, les loyers se sont rattrapés en 2016, portés par une activité du marché locatif particulièrement dynamique. Entre le début de l’année et la fin du mois de novembre, les quittances de loyers ont progressé de 1% dans l’ensemble de l’Hexagone, selon l’Observatoire Clameur. Elles avaient baissé de 1,1% l’année dernière.

Les loyers ont augmenté plus vite que l’inflation dans les trois quarts des 20 plus grandes villes françaises. C’est au Mans, à Nice, à Rennes, à Marseille ou encore à Bordeaux que les bailleurs se sont permis les plus fortes hausses de tarifs. Au Mans, les loyers ont ainsi progressé de 3,2% depuis le début de l’année. Mais le marché locatif français reste très hétérogène. A Reims, les quittances affichent ainsi une baisse de 1,9%. A Aix en Provence, Amiens, Argenteuil, Brest ou encore Orléans, le marché locatif est en panne et les loyers baissent pour la deuxième année consécutive.

Malgré l’encadrement des loyers en vigueur depuis le 1er août 2015, Paris s’inscrit pile dans la moyenne française, et voit ses loyers augmenter plus que l’inflation depuis le mois de janvier, alors qu’ils avaient diminué un peu plus fortement que la moyenne en 2015. En novembre, il fallait débourser 25,2 euros le m2 carré pour s’y loger sans être propriétaire. A Paris comme à Lille, l’observatoire note que «le risque d’une crise quantitative sévère de l’offre se renforce», les biens à lour se font de plus en plus rares. En effet, la «mise en oeuvre de l’encadrement des loyers conduit les propriétaires bailleurs» à retirer leur bien du marché, ce qui produit l’inverse de l’effet escompté...

» À Paris, l’encadrement des loyers n’a pas fait baisser les quittances

Redressement du marché immobilier locatif

A Paris comme ailleurs en France, toutes les surfaces ne se paient pas non plus au même prix et ne voient pas leurs loyers augmenter de la même façon. Les deux pièces, qui représentent un tiers du marché, et les cinq pièces, rares et demandés, augmentent toutjours plus vite que les autres types de logement. Leur loyer a progressé respectivement de 1,3% et 1,4% depuis le début de l’année.

Ces hausses de tarifs sont la conséquence du redressement du marché de l’immobilier locatif, depuis maintenant deux ans. Les ménages sont de plus en plus nombreux à concrétiser leur projet de déménagement. Les conditions de crédit exceptionnelles incitent une partie des locataires à devenir propriétaires, ce qui libèrent ainsi des logements en location. Quant à ceux qui ne souhaitent ou ne peuvent pas encore acheter, ils sont plus nombreux à se permettre de changer de logement, dans le sillage de l’amélioration du moral des ménages. Selon Clameur, la reprise économique accroît aussi les besoins de mobilités familiales et professionnelles.

Résultat, l’activité du marché locatif, dans le secteur privé, a progressé de 8,9% depuis le début de l’année, après 11,4% en 2015. Et alors que le marché ralentit traditionnellement au début de l’automne, il n’en a rien été cette année. Fin novembre, la mobilité des ménages est bien supérieure en cette fin d’année 2016 à la moyenne de ces dernières années. La hausse des prix observée depuis le début de l’année doit cependant être relativisée à l’aune des augmentations passées, notamment avant la crise de 2008. Entre 1998 et 2006, les loyers progressaient en effet de 4% chaque année, bien au-dessus de l’inflation (+1,8%).

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  • sibile il y a 7 mois

    "les biens à louer se font de plus en plus rares. En effet, la «mise en oeuvre de l’encadrement des loyers conduit les propriétaires bailleurs» à retirer leur bien du marché, ce qui produit l’inverse de l’effet escompté..." ==> ils s'attendaient à quoi ?