Les loyers pourront augmenter de 1,90% cette année

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Calculé à partir de l'inflation, l'indice de référence des loyers permet aux propriétaires d'augmenter les loyers en cours de bail. Il accuse ce trimestre sa plus forte hausse depuis début 2009.

L'indice de référence des loyers (IRL) continue sur sa lancée. Indexé sur l'inflation, l'indice a augmenté de 1,90% sur un an au troisième trimestre 2011, d'après l'Insee, soit sa plus forte hausse depuis le premier trimestre 2009.

Suivant la même courbe que l'indice des prix, l'indice de référence des loyers avait fortement chuté durant la crise, avant de se reprendre à partir du premier trimestre 2010. Or, d'après les chiffres publiés mercredi par l'Insee, l'inflation ressortait en hausse de 2,2% sur un an au mois de septembre, malgré un ralentissement au cours de ce dernier mois.

Conséquence de cette progression de l'IRL, les propriétaires pourront augmenter les loyers de leurs locataires, en cours de bail, de 1,90% maximum par an. Ce plafond est à ne pas confondre avec l'augmentation que peut exiger le propriétaire à l'issue du bail, et qui, elle, n'est pas soumise à ce plafond.

La hausse des loyers ralentit

Ces derniers sont d'ailleurs en train de marquer le pas, à l'image des prix à la vente. Selon le dernier observatoire Clameur, les loyers facturés aux nouveaux locataires ont progressé de 0,9% sur les huit premiers mois de l'année, contre 1,4% un an plus tôt. Dans 34% des villes en France, cette évolution est même négative. C'est par exemple le cas à Paris (-0,1%), Bordeaux (-0,9%) ou encore Toulouse (-0,4%).

Dans d'autres grandes villes de l'Hexagone cependant, les loyers restent fortement orientés à la hausse. C'est notamment le cas à Lyon (+1,2%), Nantes (+1,7%), Lille (+1,9%) ou encore Le Havre (+2%). Sur l'ensemble de l'année, Clameur table sur une hausse moyenne de 1,5% à 1,8%, contre 2,5% en 2010.

L'Observatoire note de fortes disparités entre les villes, mais également entre la qualité des logements loués. Les propriétaires qui réalisent des travaux d'amélioration avant de conclure un nouveau bail louent en moyenne leur bien 9,3% plus cher qu'à l'ancien occupant. En revanche, lorsque le bien est reloué sans travaux, sa valeur locative diminue en moyenne de 5,4%.

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