Les loyers ont baissé de 3,3% à Paris depuis janvier

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Après un recul de 1,1% en 2015, les loyers baissent de 0,8% en moyenne depuis janvier. Même s’ils sont moins nombreux que l’an dernier, les locataires continuent à déménager.

Presque partout en France, les loyers continuent à baisser. Après avoir reculé de 1,1% sur l’ensemble de l’année 2015, ils ont encore flanché de 0,8% au cours des deux premiers mois de l’année (janvier et février), par rapport à la même période de 2015, constate l’Observatoire des loyers Clameur, qui s’appuie sur les données des professionnels de l’immobilier.

Certes, les loyers facturés aux nouveaux locataires baissent traditionnellement en hiver, car les locataires déménagent moins et remontent ensuite au printemps et en été. Le marché de location qui a connu une année 2015 très dynamique (hausse de 11,9% des baux signés par rapport à 2014) est un peu moins porteur, les locataires étant un peu moins nombreux à déménager. «Toutefois l’activité se maintient à un bon niveau», tempère Mouillart, professeur d’économie à Paris Ouest et auteur de l’étude.

Recul des loyers dans 70% des grandes villes

Pour la première fois, les loyers baissent dans 54,1% des communes de plus de 10.000 habitants et dans 70% des grandes villes (de plus de 148.000 habitants). C’est à Reims (-3,8%) et Paris (-3,3% par rapport à la même période de 2015, à 24,1 euros le m2 hors charges) que le recul est le plus marqué. La forte baisse enregistrée dans la capitale serait toutefois habituelle à cette période de l’année marquée par une faible activité (les étudiants sont installés...). Elle ne serait donc pas due à l’encadrement des loyers entré en vigueur le 1er août dernier, selon Michel Mouillart. «En janvier et février 2015, les loyers ont reculé de 3,5% sur un an à Paris, de 2,8% en début d’année 2014 et de 4,1% au cours des deux premiers mois de 2013 par rapport à la même période de 2012», souligne l’étude. À Paris, les loyers ont reculé de 1,3% en 2015.

D’autres grandes villes connaissent aussi des baisses relativement marquées en ce début d’année: Nantes (-2%), Nice (-1,4%), Rennes (-1,2%), Saint-Étienne (-1,1%), Bordeaux (-0,6%), Marseille (-0,5%) , Toulouse (-0,3%), ou encore Montpellier (-0,1%). Quelques villes sortent tout de même du lot et enregistrent des hausses de loyers supérieures à l’inflation: c’est le cas de Strasbourg (+1,3%), Grenoble (+0,6%), Nîmes (+0,6%) et Lyon (+0,5%). À noter tout de même que dans la majorité de ces grandes villes, la baisse des loyers avait été marquée en 2015 (-3,3% à Lyon, -2,3% à Strasbourg ou encore -1,8% à Nîmes).

Depuis 2011, les loyers ont moins augmenté que les prix à la consommation (+0,7% en moyenne entre 2011 et 2016) dans 80% de ces grandes villes, selon Clameur. Seules Nice (+1,4% depuis 2011), Bordeaux (+1,1%), Paris (+0,9%) et Toulouse (+0,8%) font exception.

Baisse des loyers des grands appartements

Fait inédit, ce sont les appartements familiaux qui baissent le plus. Au cours des deux premiers mois de l’année, les loyers des quatre pièces ont ainsi reculé de 1,6% en moyenne et les cinq pièces et plus, de 0,4%, alors qu’ils montaient parfois sensiblement à la même période des années précédentes. «Les bailleurs sont inquiets de ne pas pouvoir relouer leur bien et acceptent des baisses de loyers. D’autant que les locataires négocient à présent, même à Paris», justifie François Davy, président de Foncia. Cette baisse s’explique aussi souvent par l’absence de travaux de rénovation et d’entretien réalisés après le départ d’un locataire, resté longtemps (souvent entre sept ans et huit ans) dans les grands appartements. L’an dernier, seuls 16,1% des logements remis sur le marché avaient bénéficié de travaux.

Du jamais vu. Cette tendance est toutefois en train de s’améliorer en ce début d’année, les propriétaires étant plus nombreux à entretenir leur logement entre deux locataires. En ce moment, les trois-pièces sont eux reloués après une baisse de loyer de 0,9%, les deux-pièces de 0,5% et les studios de 1%. Les loyers devraient continuer à baisser cette année. «Mais, le recul sera moins marqué qu’en 2015», estime Michel Mouillart.

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