Les loyers définitivement inscrits à la baisse

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Goodluz/shutterstock.com
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(Relaxnews) - Le marché locatif privé s'enfonce dans la récession, selon Clameur qui a délivré mardi son tableau de bord trimestriel. Du coup, les niveaux de loyers, la mobilité résidentielle ou l'offre sont en panne.

Fin août 2013, les loyers de marché augmentent de 0,1% en rythme annuel, alors que l'indice Insee des prix à la consommation pour la même période progresse de 1%. Depuis sept ans maintenant, les loyers de marché peinent à rattraper le rythme de l'inflation, a souligné mardi Clameur dans sa note de Conjoncture du marché locatif privé sur les loyers de marché à fin août 2013. Ils baissent à Paris et dans nombre de grandes métropoles régionales comme Amiens, Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lille, Le Mans, Montpellier, Nancy, Nice, Rennes ou Rouen. "Les marchés locatifs privés subissent fortement la crise, comme en 2009, et les évolutions de loyers s'en ressentent", commente Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris Ouest.

Le peu de mobilité bloque les zones tendues

Autre constat : la mobilité résidentielle des locataires du secteur privé recule, affectée par un environnement plus que morose. Et dans la plupart des métropoles la situation est préoccupante, et même "particulièrement critique sur les deux premières villes par le nombre d'habitants où elle est redescendue au plus bas, à un niveau rarement observé par le passé et où le marché paraît bloqué", alarme Michel Mouillart. À Marseille, la mobilité résidentielle des locataires est 35% inférieure à son niveau de la fin des années 1990. Dans la capitale, l'activité a reculé de 11,9% depuis 2009.

Baisse des loyers ne rime pas avec offre alimentée

Ainsi, sur les secteurs où l'offre locative ne suffit pas à alimenter la demande, la baisse des loyers privés - même telle qu'elle est prévue dans le dispositif d'encadrement des loyers présenté en ce moment à l'Assemblé nationale dans le cadre du projet de loi Alur - , "ne suffira pas pour rééquilibrer ce marché. Le niveau de l'offre devrait stagner (au mieux) à son niveau actuel durant les prochaines années", prédit l'universitaire.

slh/ls

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  • M8619572 le mardi 10 sept 2013 à 21:28

    Ce qui est certain c'est que l'impôt foncier augmente malgré une baisse de la valeur intrinsèque du logement. A quand de vrais économies de structure des collectivités territoriales et une révision du calcul de l'impôt foncier ?