Les loyers augmentent un peu plus vite que l'inflation

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Les loyers ont progressé de 1,1% entre le 1er janvier et fin mai en moyenne, selon l'Observatoire Clameur. Ce sont ceux des grands appartements qui ont le plus augmenté. Pour autant, les Français inquiets pour leur avenir déménagent de moins en moins.

La crise économique pèse toujours autant sur le marché immobilier locatif. Inquiets pour leur avenir, les ménages déménagent de moins en moins. «La mobilité résidentielle recule pour la troisième année consécutive. L'activité du marché est au plus bas depuis 1998», constate ainsi l'Observatoire des loyers Clameur, qui s'appuie sur les données des professionnels de l'immobilier. C'est notamment le cas à Paris et Marseille où le marché est bloqué depuis 2007.

Toutefois, comme tous les ans à la même époque, les locataires ont été un peu plus nombreux à changer de logement au printemps, généralement afin d'être bien installés dans leur nouvel appartement ou maison en septembre lors de la rentrée scolaire. «Le marché a retrouvé quelques couleurs sans pour autant rebondir», précise l'économiste Michel Mouillart, auteur de l'étude. Ce frémissement a cependant joué sur les loyers facturés aux nouveaux locataires. Ceux-ci ont augmenté de 1,1% en glissement annuel en moyenne entre le 1er janvier et fin mai, soit un peu plus que l'inflation (+0,7%).

En 2013, à la même époque, les loyers progressaient de 0,5% seulement (hausse de 0,6% sur l'ensemble de 2013). Les raisons? Les loyers des grands appartements ont fortement augmenté (+1,7% pour les trois-pièces, +2,9% pour les quatre-pièces et +3,1% pour les cinq-pièces). Les deux-pièces ont aussi résisté (+0,8%). En revanche, les loyers des studios ont marqué le pas (+0,2%).

Les loyers baissent dans 30% des villes de plus de 100.000 habitants

Comme toujours, on constate d'importantes disparités régionales. Les loyers reculent ainsi (souvent légèrement) dans près de 31% des villes de plus de 100.000 habitants, comme Dijon (-0,4%), Nice (-1,2%), Strasbourg (-0,1%,) Saint-Étienne (-3,8%), Nîmes (-0,8%) ou encore «Perpignan (-0,2%, Amiens (-0,1%), Le Mans (-0,1%), Rennes (-0,3%), Rouen (-2,8%), Saint-Denis (-4,4%) où les loyers baissent pour la deuxième, voire troisième année consécutive», souligne l'étude.

Dans 23% des autres grandes villes, la hausse des loyers est modérée et inférieure à l'inflation: Bordeaux (+0,3%), Boulogne-Billancourt (+0,3%, , Grenoble (+0,5%), Caen (0%), Montreuil (+0,2%), Nancy (+0,4%).

En revanche, les loyers augmentent plus franchement dans 46% des villes de plus de 100.000 habitants. C'est ainsi le cas à Mulhouse (+6,2%), Brest (+5,8%), Metz (+5,1%), Tours (+4,8%), Lille (+4,2%), Clermont-Ferrand (+4%), Aix-en-Provence (+3,3%), Lyon (+3%), Orléans (+2%), Reims (+1,5%), Marseille et Montpellier (+1,3%), Paris (+1,2%), Toulouse (+1,1%) et Nantes (+0,8%).

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