Les low-cost déploient leurs ailes

le , mis à jour à 08:17
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Les low-cost déploient leurs ailes
Les low-cost déploient leurs ailes

Partir à Los Angeles pour 179 € ou à New York pour 159 €. Depuis quelques mois, les compagnies low-cost investissent les vols long-courriers (plus de six heures), jusque-là chasse gardée des compagnies traditionnelles comme Air France ou la Lufthansa. Mais le contexte a changé. Ainsi, cet été, c'est la compagnie norvégienne Norwegian qui est partie à l'assaut des Etats-Unis au départ de Paris. Ce week-end, une filiale du Groupe Dubreuil, French Blue, s'est aussi lancée sur ce marché plein de promesses. Et que dire de WOW, une compagnie islandaise qui proposera, à partir de novembre, un aller simple de Paris à New York à 129 € ? Pour parvenir à une offre aussi alléchante, WOW va tirer profit de la situation géographique de l'Islande, entre l'Europe et l'Amérique, pour y faire escale et utiliser des avions moins gros, donc moins coûteux, de type A 320. Bref, ces compagnies, plus jeunes, aux règles sociales moins contraignantes que les compagnies classiques, proposent des vols dépouillés. A charge pour les passagers d'ajouter des options payantes.

 

 

 

Les compagnies classiques menacées

Déjà très affaiblies sur les court et moyen-courriers, les compagnies traditionnelles sont menacées. Un risque suffisamment sérieux pour que les Etats-Unis, soucieux de protéger leurs sociétés nationales, interdisent, malgré les accords, l'accès à son ciel à Norwegian. Une décision qui a obligé Bruxelles à lancer une procédure contre Washington.

Face à cette nouvelle concurrence, seule la Lufthansa a réagi en créant Eurowings, une low-cost long-courrier. « Encore une fois, Air France, embourbé dans un dialogue social stérile, tergiverse », constate un spécialiste du secteur. « On étudie ce problème de près », tente de rassurer un porte-parole de la compagnie tricolore. En tout cas, pas question pour French Blue de regarder sans réagir. « Le marché aérien attend de la croissance et des ...

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  • M4369955 il y a 5 mois

    jphr63 : "on s'en fou ...Nous ce qui nous intéresse c'est de payer moins cher" Comment peut on lire de telles inepties !Avant de pouvoir payer quoi que ce soit il faut avoir une rémunération, si possible correcte sinon personne ne pourra rien payer du tout (même en low coast) et le système s'effondrera ... tout simplement. Donc bien évidemment le droit du salarié doit primer sur celui du consommateur car pas de consommateur sans salariés.

  • M2061328 il y a 5 mois

    payés au rabais pour certains ou surpayés pour d'autres, Ama le marché donnera la réponse

  • jphr63 il y a 5 mois

    on s'en fout des conditions de travail.Il suffirait de réduire les avantages des employés AF (lesquels voyagent pour 10% du prix du billet)comité entreprise etc......Nous ce qui nous intéresse c'est de payer moins cher!

  • ppsoft il y a 5 mois

    Quelles conditions de travail pour les employés ? Pression permanente et salaire au rabais ?