Les limites du «droit d'ingérence»

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Présents dans le ciel libyen, les Occidentaux se refusent à envisager une intervention militaire contre Damas.

Dans le monde arabe, vaut-il mieux être aujourd'hui un citoyen de Hama en Syrie ou de Benghazi en Libye? Pour celui-ci, l'Otan mobilise ses chasseurs-bombardiers depuis cinq mois; à celui-là, l'Occident a fait l'aumône, mercredi soir, d'une «déclaration présidentielle» du Conseil de sécurité de l'ONU. À l'évidence, le «droit d'ingérence» -concept inventé par les Occidentaux au début des années 1990 à la faveur de la fin de la guerre froide-, souffre d'un léger problème de «deux poids, deux mesures», de «double standard» comme on dit en anglais.

Pourtant, les similarités entre le sort des Syriens et celui des Libyens ne manquent pas. Depuis quarante ans, ces deux peuples arabes vivent sous la férule d'une dictature familiale issue d'un coup d'État militaire. À Damas, celui du général Hafez el-Assad (père de l'actuel président Bachar) date de 1970. À Tripoli, celui du colonel Kadhafi remonte à 1969. Après les révolutions réussies de Tunis et du Caire,

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