Les limites de la méthode Zeman

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Les limites de la méthode Zeman
Les limites de la méthode Zeman

Et si Zden?k Zeman était tout simplement devenu trop vieux ? 67 ans, 4 matchs, 3 défaites et seulement 3 buts inscrits. Monsieur « tout pour l'attaque » n'a jamais rien gagné, si ce n'est les faveurs d'un public en mal de jeu offensif. Et cette année, les pauvres supporters de Cagliari n'ont même pas ça à se mettre sous la dent. La fin de la méthode Zeman ?

Zeman était l'élu. Le premier choix de Tommaso Giulini, le président de Cagliari. À son arrivée au début de l'été, il lui déclare sa flamme en toute connaissance de cause : « Son style de jeu m'a toujours fasciné et je suis sûr qu'il va laisser une trace à Cagliari. » Zeman n'est pas là par hasard, Tommaso Giulini connaît la méthode Zeman. Quitte à finir au fond du classement, le jeune homme d'affaires de 37 ans veut dynamiser le jeu de son équipe. Il veut Zeman. Il veut donc des buts. Le public de Sant'Elia a donné son accord. Bref, tout est réuni pour que le Tchèque réussisse à Cagliari. De la patience, de la confiance et une équipe jeune.
Faux départ
Car pour que la mayonnaise prenne, il faut les bons ingrédients. La méthode Zeman est dure. Les joueurs et le staff doivent lui faire serment d'allégeance. Les entraînements sont difficiles, les consignes nouvelles, et les résultats longs à arriver. Mais au final, Zeman arrive toujours à ses fins. Ses équipes jouent le tout pour le tout. Elles ne finissent jamais très bien classées, mais elles font partie des meilleures attaques du championnat. C'est pourquoi Zeman préfère les jeunes joueurs. Plus malléables, plus d'envie et plus de courses. La moyenne d'âge de Cagliari est la plus basse du Calcio. Mais voilà, au bout de 4 journées, on commence déjà à s'impatienter. Zeman n'arrive toujours pas à imposer son style. Il lui faut plus de temps. Mais bien souvent son temps d'attente, il le gagne par des défaites spectaculaires. Comprenez : en marquant quand même deux ou trois buts. Mais là, son équipe perd, marque peu et son jeu offensif est pauvre. Voilà pourquoi le doute s'installe à Cagliari. Les résultats, ils savaient qu'ils ne les auraient pas tout de suite. Mais l'absence de buts, c'est nouveau. Et c'est souvent ce doute qui fait dérailler la machine Zeman.
Suivre la recette à la lettre
Alors c'est quoi le problème ? Dans le Corriere dello Sport, Roberto Rambaudi essaye de comprendre. Logiquement, il prend la défense de son ancien maître. C'est Zeman qui a lancé sa carrière dans les années 90. Alors forcément, il le soutient. Et il croit savoir pourquoi le Prophète n'arrive pas à délivrer son message : « Il n'y a pas de rythme et les courses sont mauvaises. ». C'est clair. Impossible de remettre en cause la méthode Zeman. Les fautifs, ce sont donc les joueurs.......

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