Les limites de la contre-insurrection en Afghanistan

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INFOGRAPHIE - Après des années de revers militaires, les forces internationales avaient cru trouver un remède miracle pour l'Afghanistan en 2008.

 

 

Remise au goût du jour par le succès irakien du général David Petraeus, la contre-insurrection devait permettre de faire rentrer les talibans dans leurs cavernes et de gagner la guerre déclenchée par les Américains au lendemain du 11 septembre 2001. Conjuguant des approches sécuritaires, politiques, économiques et culturelles, la nouvelle stratégie, testée par les Français en Algérie et en Indochine, visait à rallier les populations civiles plutôt qu'à détruire systématiquement l'ennemi.

Trois ans plus tard, la contre-insurrection semble passée de mode. Ceux qui l'encensaient n'en parlent plus et ceux qui doutaient d'elle constatent qu'en Afghanistan ses promesses n'ont pas été tenues. Nulle trace de repli des talibans, pas d'affaiblissement du niveau des attentats et l'annonce d'un retrait prochain des troupes étrangères, qui sonne comme un aveu d'échec.

Modèle algérien 

Certes, les généraux américains pensent avoir atteint l'un de leurs

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