Les Libyens secourus, au jour le jour, par leurs voisins tunisiens

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REPORTAGE - À Tataouine, près de la frontière entre les deux pays, un élan de générosité a permis l'accueil de plusieurs milliers de réfugiés libyens, malgré l'absence de tout soutien de l'État ou de la communauté internationale.

Mohammed Boukhechem, le Tunisien, commence à se dire qu'il passera août et le ramadan avec Salah Zaïd, le Libyen. Depuis un mois et demi, Mohammed, qui a vécu et travaillé en France avant de s'en retourner à la retraite à Tataouine, la grande ville du Sud-Est tunisien, accueille chez lui Salah, l'épouse de celui-ci, leurs six filles et quatre garçons. Cette famille libyenne, comme des milliers d'autres, a fui les combats entre rebelles et forces pro-Kadhafi dans le djebel Nefoussa, ce massif montagneux de l'autre côté de la frontière. Seulement 170 km séparent Nalut, le village haut perché des Zaïd, de Tataouine, la ville écrasée par un soleil de plomb dans la plate immensité désertique.

L'air désolé, Mohammed ponctue ses phrases de «on ne peut pas les laisser comme ça», «ce sont nos frères», «c'est notre devoir». À l'écouter, on mesure l'ampleur de l'élan de générosité des Tunisiens envers les Libyens. La communauté internationale a tardé avant

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