Les liaisons catalanes de Mark Hughes

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Véritable habitude depuis deux ans, Stoke a de nouveau fait travailler cet été son lien particulier avec le FC Barcelone. En deux ans, le club a vu débarquer quatre joueurs de Catalogne, et ce, sous prétexte de la nouvelle religion de Mark Hughes : le beau jeu.

Le temps semble n'avoir aucun effet sur ce cliché. Une photo, criblée de rainures creusées par les années, datée de l'été 86. Cette saison-là, sur commande de Terry Venables, alors coach du FC Barcelone, deux des meilleurs footballeurs britanniques de l'époque débarquent en Catalogne. La photo en question laisse apparaître, à travers les négatifs, la chevelure longue et bouclée du Gallois Mark Hughes juste devant le buteur charismatique Gary Lineker. "Si on m'avait dit à l'âge de 22 ans que Mark Hughes serait un grand entraîneur, en charge d'une équipe professionnelle, et qu'un jour, il dirigerait un club réputé comme le plus riche du monde, je me serais probablement mis à rire", expliquait Lineker dans une chronique au Daily Mail en 2009.

Hughes est alors entraîneur sur le banc des nouveaux riches de Manchester City et porte le lancement d'un projet appelé à devenir une machine de guerre. L'ancien buteur gallois est décrit par son coéquipier de l'époque comme un mec qui, "même en soirée avec nos coéquipiers du Barça, n'affichait pas le caractère d'un futur entraîneur. Il était très timide sur le terrain, très silencieux, et finalement très différent de la façon dont il jouait alors et de comment il sera sur un banc ensuite". Mark Hughes ne restera qu'un an à Barcelone, tout autant à City, mais est devenu aujourd'hui un manager respecté partout dans le Royaume. Grâce, notamment, à un style de jeu affirmé à Stoke et porté par ses premières amours catalanes.

Bojan, le styliste


Un coup de balai. Le 30 mai 2013, après sept ans de régime Tony Pulis, le Britannia Stadium voit déferler un ouragan stylistique : Mark Hughes, qui vient d'enchaîner les expériences courtes (City, Fulham et les Queens Park Rangers). Si à Stoke, Pulis avait pour réputation de pratiquer un jeu que Wenger qualifia un jour de "plus proche du rugby que du football", celui surnommé "Sparsky" va dégager les anciens serviteurs du kick and rush dès le pied posé à Stoke. Rory Delap, Matthew Upson, Carlo Nash, Matty Lund, Mamady Sidibe et Dean Whitehead sont priés de faire leurs valises. Exit les stéréotypes, Stoke doit devenir une terre de beau jeu et va y arriver en quelques mois.

Les Potters vont donc voir débarquer rapidement des joueurs de ballon. Arnautović, Ireland, Assaidi et, surtout, Bojan, éternel…






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