Les leçons tactiques de PSG-Barça

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Les leçons tactiques de PSG-Barça
Les leçons tactiques de PSG-Barça

Après 1997 et Ronaldo, après 2013 et Messi, ce Paris Saint-Germain a enfin battu ce FC Barcelone. Un match de poule qui comptera beaucoup moins que la victoire de 1995, quand Vincent Guérin avait fait son Blaise Matuidi, mais qui restera certainement l'un des moments-clés de la saison parisienne. Une rencontre qui donne raison à Leonardo pour ce qui est de l'intensité européenne mise en jeu par le PSG, et qui soulève quelques interrogations sur l'évolution du Barça.

Comme l'a dit Javier Mascherano au coup de sifflet final : « Les victoires ne se méritent pas, elles vont se chercher. » En marquant deux fois alors que le PSG avait encore les yeux heureux rivés sur le tableau d'affichage – on en viendrait presque à féliciter Verratti pour « l'intelligence » de son carton jaune dans la foulée de sa tête – les Culés ont montré qu'ils auraient pu jouer ce match autrement. Ce matin, la presse catalane parle surtout des erreurs barcelonaises, mais le PSG est bien allé gagner ce match. Cette fois-ci, il ne pouvait compter ni sur la colère d'Ibra, ni sur l'omniprésence de Thiago Silva, ni sur l'expérience de Beckham. Cette victoire, c'est celle de Marquinhos, Verratti, Pastore, Motta, Van der Wiel et Matuidi, pour ne pas citer toute l'équipe.
Le changement structurel du FC Barcelone
Johan Cruijff avait peut-être raison, quand il avait analysé le mercato barcelonais pour le journal Ultima Hora cet été : « Avant, le Barça signait uniquement des joueurs de ballon. Aujourd'hui, c'est le Real Madrid qui les fait venir. Le problème, ça va être que Messi, Neymar et Suárez sont trois joueurs qui vivent de l'action. » Sous-entendu : qui ne vivent pas du jeu. Hier soir, le 4-3-3 est encore soigneusement posé sur la feuille de match, officiellement. Mais la vieillesse de Xavi continue à faire des ravages sur l'identité de jeu barcelonaise. Il y a un an et demi au Parc, le Barça avait déjà donné une impression de « force facile » : une équipe qui marque quand elle accélère, mais qui accélère trop rarement. La constance du Barça de Pep était déjà perdue, à peu près en même temps qu'Abidal, d'ailleurs. Une constance inhumaine logiquement bouleversée par l'arrivée de Jordi Alba et l'âge de Xavi. Il est théoriquement difficile de conserver un tel équilibre avec deux latéraux aussi offensifs qu'Alba et Alves, et certainement impossible de garder le même contrôle du ballon sans Xavi. Les changements sont nombreux, certains semblent voulus, d'autres moins. Luis Enrique vient du Nord de l'Espagne, et c'est naturel qu'il exige des alternatives à la possession. C'est même intelligent.

Ainsi, le Barça a joué une contre-attaque à fond avec trois joueurs sans regarder derrière soi. Le Barça a frappé de loin. Le Barça a tiré ses......

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