Les Leçons Tactiques de Monaco-Juve

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Les Leçons Tactiques de Monaco-Juve
Les Leçons Tactiques de Monaco-Juve

"Monaco n'a jamais été inférieur à la Juventus sur les deux matchs", a déclaré Leonardo Jardim. Et le Portugais a parfaitement raison : son ASM s'est même montrée supérieure aux Italiens dans le jeu, à un pénalty près. Mais pour Gigi Buffon, "il n'y a pas que la technique et le jeu." Monaco a eu le ballon et les tirs, mais pas les occasions. Faut-il en vouloir aux limites de l'animation offensive monégasque ? Ou est-ce le mérite de la défense turinoise ?

Jardim dessine le même 4-2-3-1 qui lui avait permis de porter le danger sur les cages turinoises dans les 20 dernières minutes du match aller. Deux milieux centraux : Toulalan à la place de Fabinho, et Kondogbia, plus libre. Deux ailiers "toniques" : Bernardo Silva et Ferreira Carrasco, un Moutinho entre les lignes avec le sale boulot, et Martial en pointe. En face, Allegri choisit un 3-5-2 qui se transforme rapidement en 5-3-2. Barzagli est aux côtés de Bonucci et Chiellini, Lichtsteiner et Evra sur les ailes, Marchisio et Vidal autour de Pirlo, et la belle paire Morata-Tévez. Mais le début de match n'a pas dû plaire à Allegri : Chiellini glisse et écarte le ballon de la main au bout de 40 secondes de jeu (une telle faute tactique, brillante en termes de culot et de timing, méritait-elle plus qu'un jaune ?). Plus tard, El Guerrero Vidal donnera une passe en retrait à Berbatov, et Morata qui arrivera à annuler un deux contre un prometteur. Hier soir au stade Louis II, personne n'a reconnu la passivité de la Juve, et personne n'a reconnu non plus l'élaboration offensive de l'ASM.
Jardim, de l'organisation à l'élaboration
Depuis son arrivée, la France lui répétait qu'il était moche. Qu'il jouait petit bras. Et lui, il peaufinait son organisation. Monaco marquait peu de buts, mais en encaissait encore moins. Du coup, la France a attendu le moment où il n'allait plus avoir le choix, le moment où il allait devoir attaquer. Ce moment, c'était hier. Et Jardim a surpris tout le monde, à commencer par la Juve. Le pressing est intense et les transmissions sont rapides : l'ASM emballe le match dès les premières séquences. Exemplaire, son pressing a de quoi rendre les parisiens jaloux : Moutinho ne calcule pas ses efforts pour aller chercher la relance turinoise jusqu'aux pieds de Bonucci, Kondogbia fait un effet d'épouvantail au milieu (5 tacles, 5 interceptions), les ailiers Ferreira Carrasco et Bernardo Silva reproduisent le schéma vu à l'aller, Kurzawa (5 tacles, 6 interceptions) et Fabinho (6 tacles, 5 interceptions) anticipent les relances turinoises, et Monaco gagne la brève bataille de la possession. Les situations dangereuses se multiplient : deux frappes lointaines de Kondogbia, une percée folle d'un très habile Bernardo Silva à droite. Si Monaco surprend, ce n'est donc pas pour son organisation, que l'on connaissait déjà, mais plutôt pour la qualité de son élaboration, tout à fait…


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