Les leçons tactiques de l'Argentine

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Les leçons tactiques de l'Argentine
Les leçons tactiques de l'Argentine

" Il allait y avoir 4-0 et il y a eu 2-2. " C'est Ramón Díaz, sélectionneur argentin du Paraguay, qui résume la première surprise de cette Copa América chilienne. L'équipe de Tata Martino, appliquée et efficace, aurait pu commencer la compétition par une démonstration. Mais deux petits exploits paraguayens ont suffi pour balayer la sérénité et installer les doutes dans le camp du vice-champion du monde.

À environ 400 kilomètres au nord de Santiago, La Serena date du XVIe siècle et se classe dans les livres d'histoire comme la deuxième ville la plus ancienne du Chili. Durant des siècles, la petite cité balnéaire a ainsi été la cible des pirates du Pacifique. Une histoire que Ramón Díaz a peut-être lue à ses joueurs à la mi-temps samedi soir. Car si le Paraguay n'a pas d'océan à conquérir, les Guaranis sont allés récolter un très joli butin samedi soir au stade de La Portada, en plein centre ville et sous les yeux de toute l'Amérique du Sud. Bien avant l'abordage, à situer aux alentours de l'heure de jeu, les corsaires argentins avaient pourtant pris un contrôle absolu sur la rencontre, tant sur le plan de la maîtrise du ballon que de la création.

Le schéma de Tata Martino, la recherche de Pastore


Tata Martino n'a pas modifié son dessin pour commencer sa première compétition avec l'Albiceleste. Le 4-3-3, comme lors des amicaux. Di María à gauche, Agüero devant en vrai 9, Messi à droite dans le même style qu'au Barça, à savoir libre. Le manque de projection du milieu à trois Mascherano-Biglia-Pérez de la finale a été remplacé par de l'élaboration et de la finesse : Mascherano, inamovible, accompagné par Banega et Pastore. Le premier à gauche, ouvert sur le jeu et très à l'aise samedi : des crochets de numéro 10 pour faire sortir le ballon et la grinta d'un classique cinco pour le récupérer.

À droite, Pastore s'est montré plus timide. Caché au milieu de la circulation argentine, entre la fonction de constructeur de jeu et celle de créateur, le Flaco n'a pas retrouvé sa continuité parisienne : seulement 36 passes reçues, moins que le milieu Banega (55) et même l'ailier Di María (44). Un début de match derrière l'attaquant, puis un recul progressif vers le milieu, sans jamais trouver une position pertinente : Pastore a souvent été gêné par les déplacements axiaux de Messi, et ignoré par une possession qui passait trop peu par Garay et un Roncaglia décevant par rapport au triangle Otamendi-Masche-Banega. Pourquoi Pastore n'a-t-il pas joué à gauche ? Si certains amoureux du double pivot demandent déjà sa tête en Argentine, il faut rappeler que l'équipe a perdu son contrôle défensif à sa sortie, et non avant. Enfin, à la place de Demichelis, Otamendi a déjà séduit les siens par sa présence physique, tandis que Garay avait sa place réservée depuis le Mondial.…




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