Les leçons tactiques de Juventus-Lazio

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Les leçons tactiques de Juventus-Lazio
Les leçons tactiques de Juventus-Lazio

Toujours plus solide, la Juventus d'Allegri a franchi une nouvelle étape en venant à bout d'une Lazio qui représente pourtant ce qui se fait de mieux en Serie A cette saison. Peu créative et dynamique mais encore plus ordonnée et patiente, la Vieille Dame semble s'éloigner toujours plus des idées d'Antonio Conte. Pour son bien, disent les résultats.

Alors que le retour à la ligne de quatre défenseurs aura longtemps représenté l'impact d'Allegri cette année à la Juve, c'est finalement avec le 3-5-2 que le toscan semble avoir décidé de jouer ses finales. Maîtrise territoriale, protection de Pirlo, et enfin présence de Barzagli. En face, Pioli abandonne son 4-3-3 et lâche un 3-4-3 aux airs de 5-2-3. Un schéma plutôt exigeant pour ses deux milieux Parolo-Cataldi, orphelins du volume de jeu de Biglia, et dont les traits dépendent finalement seulement du placement de Lulic : en milieu intérieur gauche pour le 4-3-3, en latéral gauche pour le 3-4-3. Après trois minutes, un Stefano Pioli qui dit " jouer le match le plus important de sa carrière " appelle une combinaison particulière sur coup de pied arrêté. Candreva courbe le ballon, Radu le reprend. 1-0. En demi-finale, déjà, la Lazio avait marqué à la suite de l'entrée en jeu inspirée de Lulic et du changement de côté d'Anderson, demandé précisément par Pioli. Alors, après quatre minutes, on se demande si l'homme aux dix bancs de touche est vraiment en train de réaliser un chef d'œuvre. La réponse est oui. Mais Allegri aussi avait quelques idées.

L'équilibre italien, encore et toujours


Sous Conte, la Juventus aurait certainement eu à choisir entre deux options de 3-5-2. Le schéma dominant où Pirlo venait se placer en quarterback dans le camp adverse et où les appels de Vidal se mélangeaient avec ceux de Vucinic et Matri. Et le système plus " patient ", où la Juve se repliait dans son camp et attaquait en contre. Celui-là était rarissime, mais avait permis entre autres de faire chuter la Roma de Rudi Garcia de manière spectaculaire au Stadium (3-0). Cette saison, lors des rendez-vous importants, il semble que la deuxième option soit devenue la norme. La Juve, en enchaînant les matchs importants, a fini par trouver son assise. Et mercredi soir, celle-ci répondait parfaitement aux caractéristiques du duel qui l'opposait à la Lazio, et qui imposait de résoudre l'équation suivante : ne pas donner d'espaces à la vitesse des attaques de Candreva et Felipe Anderson. Une équation qui rappelle le Monaco de Jardim et le Real Madrid d'Ancelotti, forcément. Alors, la Juve a reculé, souvent, mercredi soir. Dès qu'elle a perdu la balle, en fait. Et même quand elle la récupérait, elle ne remontait pas son bloc pour autant. Parce que le mouvement collectif n'est plus une priorité à ce niveau de la saison où seul…


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