Les leçons tactiques de Juve-Barça

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Les leçons tactiques de Juve-Barça
Les leçons tactiques de Juve-Barça

La Juve était condamnée au chef-d'œuvre, et Berlin a parfois cru en voir les couleurs. Mais ce n'était qu'une illusion, bien entretenue par un Gigi Buffon de rêve. Le Barça, bien plus luxueux footballistiquement, nous a montré tout ce qu'il était en un seul match : patient mais dangereux, déséquilibré mais solide, spécial mais parfait.

Messi surprend le losange


Sur la scène olympique berlinoise, les danseuses se retirent et laissent place aux visages angéliques et aux gueules cabossées des artistes en crampons. Mais sans la musique, Mascherano perd rapidement le rythme. Deux mauvaises relances consécutives plus tard, la Juventus est déjà installée dans le camp barcelonais. Les Italiens n'ont pas le ballon, mais les pattes d'acier de Tévez et Vidal font tout pour trancher les pieds de velours des Catalans. Pressing haut et agressivité pour le 4-3-1-2, comme prévu. Seulement, comme prévu – aussi – la densité axiale turinoise a ses points faibles. Le manque de largeur, notamment.

Lorsque Messi renverse le jeu vers Jordi Alba, le bloc de la Juve met logiquement trop de temps pour venir aider Lichtsteiner, bien plus à l'aise quand il a trois centraux derrière lui. La lecture du jeu de Neymar et Iniesta, ainsi qu'un bon appel de Rakitić font le reste du travail, alors qu'Allegri se demande comment sa défense ultra-compacte a pu se faire pénétrer dans sa propre surface en trois minutes. Quand il reverra les images cet été, il pourra imaginer ce qui serait arrivé si Pirlo était descendu entre ses deux centraux pour combler la distance créée par le décrochage de Barzagli. Il pourra aussi se demander si Chiellini aurait pu éviter ce but, par un tacle rageur héroïque, un bon coup de gueule au bon moment sur ses milieux ou une faute génialement inventée.

Lecture du match à l'italienne


"Gagner n'est pas important, c'est la seule chose qui compte", peut-on lire sur tous les murs du Juventus Stadium, dans le col des maillots des Turinois et certainement dans l'âme de nombreux tifosi de la cité habitée par Giampiero Boniperti. Au regard de son histoire et de l'identité qu'elle tente de véhiculer depuis à peu près toujours, le visage de beau perdant ne va pas bien à la Juve. Et pourtant, l'équipe d'Allegri va devoir apprendre à vivre avec ce profil sur la scène européenne. Face à un Barça si élaboré, le coach toscan avait plusieurs équations à résoudre. La première a été aisément résolue par une défense habituée à évoluer près de sa surface : ne pas donner d'espace à la profondeur de Luis Suárez. La seconde, qui était de bousculer l'ordre de la possession barcelonaise, aura finalement abouti sur des résultats mitigés : des frappes lointaines de Marchisio, sans…





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