Les leçons tactiques de France-Suède .

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Les leçons tactiques de France-Suède .
Les leçons tactiques de France-Suède .

Contre l'Albanie, la France avait eu le ballon sans même avoir eu besoin d'aller le voler dans les pieds ennemis, les deux dernières lignes albanaises abandonnant le contrôle de la sphère aussitôt récupérée. Cette fois-ci à Marseille, les Bleus ont dominé le ballon non pas par forfait, mais bien par la force et la finesse. Cette Suède très diminuée aura montré deux visages distincts, sans toutefois effacer ce reflet de Vikings sans drakkar. Pour Didier Deschamps, c'était l'occasion d'utiliser deux schémas différents et d'évaluer de nouvelles options.
Si la charnière centrale Granqvist/Jansson est bien plus sereine dans les airs qu'au sol, ce 4-2-3-1 a montré ses vertus pour faire déjouer l'adversaire : le poids de Gignac devant, l'impressionnante intensité "hispanique" de Valbuena et Griezmann à la récupération, et la capacité de Pogba à sortir de sa ligne pour gêner le porteur. Positionné dans l'axe, le rôle défensif de Payet a été moins intéressant. Derrière aussi, et parfois surtout, la vitesse et le sens de l'anticipation de Varane ont eu de quoi décourager les Scandinaves dans leurs tentatives de jeu long, et ont donc poussé à la perte de balle. Quand la Suède presse à son tour, la France s'en sort très bien et certaines séquences sont dignes d'un entraînement de sortie de balle : l'important est de remarquer que la sélection insiste encore sur les relances au sol et n'abandonne pas cette croissance du jeu entamée sous les ordres de Laurent Blanc.
Les souffrances suédoises et les faiblesses françaises
Après dix-huit minutes, les Vikings affichent un bilan catastrophique : 31% de possession, mais surtout 63% de passes réussies et 0 tir. Alors que Källström joue bien son rôle de pointe défensive du triangle du milieu – il survole le reste de sa sélection à 94% de passes réussies – les deux habituels ailiers Larsson et Ka?anikli? peinent logiquement à se défaire de la pression axiale. À la mi-temps, Hamrén s'en rend compte en faisant confiance à "l'Italien" Albin Ekdal - l'une des figures du Cagliari de Zeman cette saison - à la place de Källström, et surtout à Jimmy Durmaz pour décaler Ka?anikli? sur son aile droite, et sortir un Nabil Bahoui perdu (10 ballons touchés en 45 minutes). Mais alors que la défense française parvient à la fois à se placer haut et à couvrir un long terrain, les Suédois se rendent vite compte de leur besoin de gain de mètres pour faire reculer Varane et ainsi atteindre la tête d'Isaac Thelin.

Effectivement, comme lors de ses dernières apparitions, les Bleus se montrent fébriles dans les airs et pas seulement sur coups de pied arrêtés : pas moins de 5 duels aériens gagnés pour le seul Thelin ! En conférence de presse lundi, Deschamps l'a justifié par un besoin de "concentration et d'agressivité au moment du duel", indépendamment du travail fait en amont sur les phases arrêtées. Il faut croire que le fait de ne jouer que des amicaux,...



Si la charnière centrale Granqvist/Jansson est bien plus sereine dans les airs qu'au sol, ce 4-2-3-1 a montré ses vertus pour faire déjouer l'adversaire : le poids de Gignac devant, l'impressionnante intensité "hispanique" de Valbuena et Griezmann à la récupération, et la capacité de Pogba à sortir de sa ligne pour gêner le porteur. Positionné dans l'axe, le rôle défensif de Payet a été moins intéressant. Derrière aussi, et parfois surtout, la vitesse et le sens de l'anticipation de Varane ont eu de quoi décourager les Scandinaves dans leurs tentatives de jeu long, et ont donc poussé à la perte de balle. Quand la Suède presse à son tour, la France s'en sort très bien et certaines séquences sont dignes d'un entraînement de sortie de balle : l'important est de remarquer que la sélection insiste encore sur les relances au sol et n'abandonne pas cette croissance du jeu entamée sous les ordres de Laurent Blanc.
Les souffrances suédoises et les faiblesses françaises
Après dix-huit minutes, les Vikings affichent un bilan catastrophique : 31% de possession, mais surtout 63% de passes réussies et 0 tir. Alors que Källström joue bien son rôle de pointe défensive du triangle du milieu – il survole le reste de sa sélection à 94% de passes réussies – les deux habituels ailiers Larsson et Ka?anikli? peinent logiquement à se défaire de la pression axiale. À la mi-temps, Hamrén s'en rend compte en faisant confiance à "l'Italien" Albin Ekdal - l'une des figures du Cagliari de Zeman cette saison - à la place de Källström, et surtout à Jimmy Durmaz pour décaler Ka?anikli? sur son aile droite, et sortir un Nabil Bahoui perdu (10 ballons touchés en 45 minutes). Mais alors que la défense française parvient à la fois à se placer haut et à couvrir un long terrain, les Suédois se rendent vite compte de leur besoin de gain de mètres pour faire reculer Varane et ainsi atteindre la tête d'Isaac Thelin.

Effectivement, comme lors de ses dernières apparitions, les Bleus se montrent fébriles dans les airs et pas seulement sur coups de pied arrêtés : pas moins de 5 duels aériens gagnés pour le seul Thelin ! En conférence de presse lundi, Deschamps l'a justifié par un besoin de "concentration et d'agressivité au moment du duel", indépendamment du travail fait en amont sur les phases arrêtées. Il faut croire que le fait de ne jouer que des amicaux,...



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