Les leçons tactiques de France-Albanie

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Les leçons tactiques de France-Albanie
Les leçons tactiques de France-Albanie

Hier, au Stade de la route de Lorient, Didier Deschamps a entrepris un nouveau chemin, pour voir : le 4-3-1-2. Toujours un milieu à trois, toujours Mathieu Valbuena au milieu de tout, et toujours Yohan Cabaye devant la défense. Mais une paire de pointes lyonnaises inédite : Benzema-Lacazette. Si c'était le bon moment du fait de la forme des acteurs et du temps qui nous sépare de l'Euro 2016, ce n'était pas vraiment le bon endroit : face au double rideau albanais, les Bleus n'auront jamais pu développer les avantages de ce système.
Le 4-3-1-2, une mauvaise idée contre l'Albanie ?
Face au Portugal, Didier Deschamps avait proposé une équipe de France ne laissant aucun repère à son adversaire : une attaque mobile et dynamique symbolisée par les mouvements de Benzema, mais aussi ceux de Valbuena, Griezmann et Matuidi. Pour atteindre ce quatuor, les Bleus avaient eu besoin d'une bonne verticalisation de Varane, une montée d'Évra ou le jeu long de Cabaye. L'enjeu était là, au niveau des roues arrière, car devant il suffisait de rouler. Mais hier, toute création avant la surface adverse était presque inutile : l'Albanie avait laissé les clés sur la porte, mais était prête à tout pour défendre sa maison. Brassard au bras, Lorik Cana aura mené une ligne défensive parfois composée de six hommes avec rigueur et conviction. Conviction, surtout, parce que les Blancs ont (très bien) joué, avec les idées claires : quatre centraux relativement fixes autour de leur surface, trois récupérateurs, un avant-centre chassant la relance française, et deux latéraux occupant tour à tour le rôle de défenseur et celui d'appui sur contre-attaque. Évidemment, si cela tient, cela se joue sur certains duels gagnés dans la surface, et une poignée d'exploits individuels français manqués. Mais pour les Bleus, cela donne une défense impossible à contourner, malgré la répétition des centres. Même lorsque cinq Français sont à la réception d'un centre, les Bleus restent en infériorité numérique dans la surface du 6-3-1 albanais. Heureusement, ce n'est pas un problème de qualité : le système et les hommes étaient inadaptés.

Avec ce 4-3-1-2 (et même 4-1-2-1-2 pour être précis), Deschamps n'aura pas pu profiter de la profondeur de Lacazette, ni de la vitesse de pensée de Benzema en contre, ni même de la verticalité et la puissance de Sissoko. La France se retrouve alors avec beaucoup d'hommes entre les lignes, mais pas forcément les plus adaptés, notamment Lacazette et Sissoko. Pour décrire le toque de l'Espagne, Míchel – actuel entraîneur de l'Olympiakos – avait utilisé la formule suivante : "L'Espagne, c'est un aquarium. On a beaucoup de gros poissons dans un petit bocal. Regarde bien les poissons, même quand ils sont des milliers dans un mètre carré, ils ne se marchent pas dessus. Ils sont très mobiles." Ce n'est pas une surprise si Antoine Griezmann, petit poisson formé dans les eaux espagnoles, aura sauvé le match français. Surtout,...


Le 4-3-1-2, une mauvaise idée contre l'Albanie ?
Face au Portugal, Didier Deschamps avait proposé une équipe de France ne laissant aucun repère à son adversaire : une attaque mobile et dynamique symbolisée par les mouvements de Benzema, mais aussi ceux de Valbuena, Griezmann et Matuidi. Pour atteindre ce quatuor, les Bleus avaient eu besoin d'une bonne verticalisation de Varane, une montée d'Évra ou le jeu long de Cabaye. L'enjeu était là, au niveau des roues arrière, car devant il suffisait de rouler. Mais hier, toute création avant la surface adverse était presque inutile : l'Albanie avait laissé les clés sur la porte, mais était prête à tout pour défendre sa maison. Brassard au bras, Lorik Cana aura mené une ligne défensive parfois composée de six hommes avec rigueur et conviction. Conviction, surtout, parce que les Blancs ont (très bien) joué, avec les idées claires : quatre centraux relativement fixes autour de leur surface, trois récupérateurs, un avant-centre chassant la relance française, et deux latéraux occupant tour à tour le rôle de défenseur et celui d'appui sur contre-attaque. Évidemment, si cela tient, cela se joue sur certains duels gagnés dans la surface, et une poignée d'exploits individuels français manqués. Mais pour les Bleus, cela donne une défense impossible à contourner, malgré la répétition des centres. Même lorsque cinq Français sont à la réception d'un centre, les Bleus restent en infériorité numérique dans la surface du 6-3-1 albanais. Heureusement, ce n'est pas un problème de qualité : le système et les hommes étaient inadaptés.

Avec ce 4-3-1-2 (et même 4-1-2-1-2 pour être précis), Deschamps n'aura pas pu profiter de la profondeur de Lacazette, ni de la vitesse de pensée de Benzema en contre, ni même de la verticalité et la puissance de Sissoko. La France se retrouve alors avec beaucoup d'hommes entre les lignes, mais pas forcément les plus adaptés, notamment Lacazette et Sissoko. Pour décrire le toque de l'Espagne, Míchel – actuel entraîneur de l'Olympiakos – avait utilisé la formule suivante : "L'Espagne, c'est un aquarium. On a beaucoup de gros poissons dans un petit bocal. Regarde bien les poissons, même quand ils sont des milliers dans un mètre carré, ils ne se marchent pas dessus. Ils sont très mobiles." Ce n'est pas une surprise si Antoine Griezmann, petit poisson formé dans les eaux espagnoles, aura sauvé le match français. Surtout,...


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