Les leçons tactiques de Chelsea-PSG

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Les leçons tactiques de Chelsea-PSG
Les leçons tactiques de Chelsea-PSG

Après le chavirage apocalyptique et dembasbesque de 2014, et le combat de boxe cinématographique de 2015, Stamford Bridge a vécu une soirée bien moins émouvante hier. Côté parisien, les hommes de Blanc ont produit une prestation pleine de paradoxes, réussissant à se faire peur tout en transmettant une impression de puissance. Si le PSG se qualifie en s'imposant lors des deux rencontres face à des Blues coriaces, il puise son autorité dans le bruit du résultat plutôt que dans la musique de la manière.

Il est 20h20 à Fulham Broadway, et le ballon ne s'arrête plus de dévaler la pelouse de Stamford Bridge. Alors que le PSG est décidé à " jouer son jeu " en terres ennemies londoniennes, usant de possession plutôt que de longs ballons, Ángel Di María se retrouve seul dans le rond central à la demi-heure de jeu. Le ballon suspendu au bout de son pied gauche, l'Argentin lève le menton en recherche de mouvement. Il n'y en a pas. Le score est figé à 1-1, Matuidi n'a pas les poumons ni l'aisance technique pour sublimer le côté gauche, la paire Rabiot-Motta peine à élaborer plus qu'une gestion hachée de la possession, et les latéraux parisiens s'interdisent toute aventure offensive. Sans le savoir-faire génial de Verratti, le génie ludique de Pastore ou encore la puissance gourmande d'Aurier, la création parisienne se retrouve enchaînée dans son costume de Ligue 1 : les coups de pinceau de Di María, les slaloms aventuriers de Lucas et la présence d'Ibrahimović.

Paris reçu quatre sur quarts
Malgré de nombreux moments de souffrance forcés par un grand Diego Costa et les récupérations forcenées des Blues, le PSG marquera ainsi deux buts taillés dans un format habituel : un brillant décalage en profondeur sur le côté, un centre fort et de la présence dans la surface, le tout orchestré par la sage simplicité d'Ibra et le talent explosif de Di María. Entre autorité et fébrilité, le PSG a livré une prestation complexe qui reste difficile à jauger. Côté enthousiasme, le résultat est là, indiscutablement gravé dans l'histoire. Le PSG a gagné deux fois 2-1. Paris est allé gagner à Stamford Bridge. Ibra a délivré une passe décisive et marqué un but. Et le club de la capitale a dominé 62% de la possession. Mais si l'analyse devait simplement colorier le verdict, la toile n'aurait pas besoin d'être travaillée. Or, les hommes de Blanc ont durement souffert entre la 30e et la 65e minute. Trapp a dû se montrer décisif. Rabiot, Motta et Matuidi n'ont jamais dominé les terres du milieu. Et la blessure de Diego Costa est certainement le tournant du match.
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