Les leçons tactiques de Chelsea-PSG 2015

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Les leçons tactiques de Chelsea-PSG 2015
Les leçons tactiques de Chelsea-PSG 2015

Qui eut cru qu'un Paris-Londres pouvait être si agité ? Du tsunami de l'expulsion injuste de Zlatan au poteau cruel de Cavani en passant par le spectacle de Diego Costa, sans oublier le penalty concédé par Thiago Silva suivi par un premier coup de tête miraculeux et sa réplique, le PSG a dû skipper, boxer et nager entre les péripéties pour se qualifier. Au milieu de la tempête, un seul fil rouge : le malaise transmis par le plan de jeu de Chelsea. À l'image d'un chat qui ne saurait quelle souris chasser, les Blues ont fini par jouer avec leur (petite) queue.

Pour décrypter la pièce de théâtre de deux heures proposée hier soir à Stamford Bridge, découpons l'œuvre en neuf phases et cinq moments forts. Neuf, comme le numéro de George Weah, qui avait surpris la défense du Real Madrid en 1993 comme David Luiz a surpris celle de Chelsea à la 86e minute. Cinq, comme le numéro d'Antoine Kombouaré, qui s'était élevé au-dessus de cette même défense madrilène à l'image de Thiago Silva au-dessus de John Terry à la 113e minute hier soir. Comme Blanc l'a répété, ce n'est qu'un huitième de finale. Mais il est déjà historique : PSG-Real n'était qu'un quart de Coupe de l'UEFA La première phase est celle des vingt premières minutes, et elle comporte le premier temps fort parisien. Comme toujours, ces instants permettent au spectateur de découvrir les intentions de jeu " brutes " des deux entraîneurs. Les schémas ne sont encore que théoriques, et le déséquilibre de certains duels n'a pas encore eu d'incidence sur les placements des joueurs.
Chelsea derrière, Paris devant, puis le drame
D'un côté, Mourinho lance un onze classique aux nuances défensives, avec un Ramires en couverture plutôt qu'en explosion. Willian, Cuadrado, Drogba et Rémy sont des cartouches sur le banc. Chelsea laisse venir, mais joue peu, sauf par l'intermédiaire de Costa et Hazard. Le plan est donc conservateur, mais flexible. De l'autre côté, Blanc ne déçoit pas ceux qui voulaient voir un PSG conquérant. Javier Pastore est bel et bien titulaire, les pieds trop naïfs de David Luiz laissent le milieu de terrain aux bandits Verratti et Motta. Blanc n'improvise pas : il fait jouer son onze de gala. Ce même onze très travaillé qui lui permettra de tenir presque une heure à dix sans un seul changement Le PSG met en place ce qu'il n'avait pas fait la saison dernière : une défense haute, une circulation de balle rapide et un pressing, quoique relatif. L'essentiel, c'est qu'il n'est pas question de fuir les contres des Blues en les attendant : Thiago Silva et Marquinhos s'emploient pour couper les courbes londoniennes (11 tacles et 10 interceptions à eux deux).

Quand Chelsea presse, le PSG ose, tente, foire, réussit presque. Il joue, quoi. Les positions des milieux sont ambitieuses : Verratti est seul devant la défense. Motta est son associé, plus avancé, souvent dans l'axe pour laisser Pastore donner une solution sur les côtés. Enfin, Matuidi occupe le couloir gauche comme une...




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