Les leçons tactiques de Barça-PSG, avril 2014

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Les leçons tactiques de Barça-PSG, avril 2014
Les leçons tactiques de Barça-PSG, avril 2014

" Héroïque " à Stamford Bridge, le PSG de Laurent Blanc aurait donc perdu tout son crédit en l'espace de six semaines ? La réalité est bien plus complexe. Si Paris a fini par tomber face à plus fort que soi à ce niveau de la compétition, ce qui n'avait pas été le cas en 2013 et 2014, le groupe parisien a pu enfin apprendre de son rival ce qui lui manque pour aller plus haut. Avec patience.

Alors que le soleil se couche sur Paris, une information traverse les Pyrénées. Laurent Blanc aurait choisi de disposer ses vedettes en losange pour contrer les offensives barcelonaises. Une heure plus tard au Camp Nou, la première minute de jeu est une longue conservation de balle barcelonaise et confirme la disposition tactique parisienne. Le ballon est ensuite récupéré, et la minute suivante permet aux Parisiens de développer leur propre longue possession. Paris et Barcelone, à armes égales, cette fois ? La scène est montée, et Blanc obtient enfin son duel philosophique contre le Barça. Pour ce qui est de la géographie, le Mister dispose ses pièces dans ce qui ressemble à un losange : Verratti en point défensive, Matuidi à gauche, Cabaye à droite mais bien plus collé à Verratti, et Pastore devant avec un léger penchant à gauche. En face, Luis Enrique lance tous ses premiers rôles dans son 4-3-3, avec le retour majeur de Dani Alves.
3 minutes et déjà un jaune pour David Luiz
Lors de cette première phase de possession parisienne, parfaitement exécutée, le ballon remonte jusqu'à Ibrahimovic puis revient vers les centraux. Le PSG semble enfin montrer la force des idées dont parle toujours Blanc en conférence de presse. Et puis Un contrôle manqué de David Luiz, un tacle en retard, un carton jaune. On joue la 3ème minute et l'inaptitude du Brésilien à rester concentré au plus haut niveau porte déjà préjudice à l'organisation collective des siens. Le crime oublié, au bout de huit minutes, le PSG compte 55% de possession. Mais alors que ses phases offensives se montrent limitées par les interventions de Busquets sur un Pastore bien imprécis mardi soir, c'est sur la phase défensive que Paris montre ses plus grosses lacunes.
La possession sans le pressing ?
Guardiola avait fait d'une équipe de stars un groupe d'affamés. Mardi soir, Luis Enrique a réussi à nous rappeler cette impression d'intensité folle qu'on avait presque oubliée. Avec des nuances, bien sûr, mais autant de spectacle. Sauf que le Barça, ce n'est pas Disneyland : derrière les gentils discours d'envie, de courage et de caractère qui auraient soi-disant animé les jambes catalanes pour jouer avec plus d'intensité que le PSG, il y a surtout un énorme travail sur le jeu sans ballon. Le Barça sait faire circuler le ballon, mais il sait surtout le récupérer rapidement. Busquets monte d'un cran et…




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