Les leçons tactiques d'OM-PSG

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Les leçons tactiques d'OM-PSG
Les leçons tactiques d'OM-PSG

Marcelo Bielsa a parlé d'une " opposition de styles ". Hier soir, l'Olympique de Marseille a tout bien fait pour tenter d'abréger les effets de la circulation de balle parisienne. Mais vu le score, était-ce une bataille perdue d'avance ? En face, Laurent Blanc a présenté un PSG de plus en plus hybride, dont la cohésion collective s'est avérée très inégale, malgré une constante production d'occasions. Le PSG ne dépend plus du ballon, ce qui le rend insaisissable, mais aussi plus fragile.

Coup d'envoi enfumé. Les espaces semblent gigantesques dans une rencontre qui annonce sa discontinuité dès les premiers contrôles. Côté marseillais, la défense individuelle mène à des situations invraisemblables où l'OM défend non pas à cinq ou à trois, mais avec un seul homme. Côté parisien, la soif d'espaces mène Verratti et Motta à laisser vingt mètres de liberté à Payet. Entre les prises de risques audacieuses et les gros ratés, le premier quart d'heure s'écoule, et le match est complètement déstructuré. Dans un premier temps, cela sourit au talent parisien et désorganise le marquage individuel. Pastore est à deux doigts d'ouvrir le score, bien lancé par une inspiration de Verratti.

Dans un second temps, c'est pourtant l'OM qui montre plus de cohérence collective. Le 3-3-3-1 de Bielsa n'avait qu'une mission hier soir : étouffer la circulation de balle parisienne. Une mission ambitieuse qu'un Chelsea en supériorité numérique n'avait pas pu accomplir. Pour certains, c'est le talent qui décide du sort des matchs. Pour d'autres, les idées des entraîneurs ont toujours le dernier mot. En fin de compte, il n'y a pas de réponse, car chaque match est une nouvelle histoire. Et parfois, il y a même des histoires dont le destin est scellé avant même l'écriture de leur scénario. Et si l'OM de Marcelo Bielsa n'avait, de toute façon, jamais pu gagner ce match ? Et si, parfois, le résultat ne dépendait que de l'adversaire ?
Au nom de Dimitri Payet
Bielsa choisit sa défense à trois. Un choix qui pourrait être expliqué par une logique défensive – les trois défenseurs pour marquer les trois attaquants adverses, les latéraux pour marquer Verratti et Matuidi –, mais qui est surtout rationalisé par les besoins de l'attaque marseillaise. On y voit deux justifications. D'une part, sans Imbula, personne à Marseille n'a la technique et le talent pour faire avancer le ballon à l'aide de sa seule technique : puisque Lemina ne saute pas les lignes, Bielsa demande à son schéma de le faire à sa place. En jouant un football de position basé sur Dja Djédjé et Mendy, Bielsa donne à sa relance deux références hautes sur le terrain. Et puisque Blanc joue avec deux faux ailiers comme Pastore et Cavani, le schéma du PSG ne peut s'étirer assez pour empêcher Marseille de gagner facilement du terrain sur les côtés. D'autre part,...




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