Les larmes de Großkreutz

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Les larmes de Großkreutz
Les larmes de Großkreutz

Le week-end dernier, Kevin Großkreutz a pleuré sur un terrain de football. Des larmes de tristesse pour son club, aux portes de la deuxième division. Kevin Großkreutz est le dernier grand romantique du football – et le nouveau grand loser de sa génération.

" Tous peuvent partir. " Tous sauf un : Kevin Großkreutz. Parmi les joueurs du VfB Stuttgart, les supporters descendus sur la pelouse pour exprimer leur mécontentement ne retiennent qu'un seul nom et ce n'est pas celui de Christian Gentner, ni Alexandru Maxim et encore moins Daniel Didavi – en partance pour Wolfsburg. Non. En quelques mois et dix matchs de Bundesliga sous les couleurs du VfB, Kevin Großkreutz est devenu le joueur à part dans le cœur des supporters. Ce n'est pas un hasard : quelques jours plus tôt, l'ex de la Südtribune avait confirmé qu'il serait encore là après la descente, si descente il y avait. Quelques secondes après la défaite terrible contre Mayence à domicile, Großkreutz est prostré, assis au milieu de la pelouse, pleurant un résultat qui condamne presque à coup sûr sa nouvelle équipe. Großkreutz est l'homme d'un autre football et il vient de prendre un sacré coup de poignard. C'est surtout un joueur qui vit les échecs les plus terribles après avoir presque tout gagné dans le club de son cœur. Un joueur qui jongle entre larmes et dingueries depuis trois ans.

Larmes de crocodile


Pendant quatre mois, Großkreutz a tout donné pour la Mercedes-Benz Arena et à l'extérieur. Son arrivée correspond d'ailleurs à un coup de mieux pour Stuttgart. Sur les quatre premiers matchs, le VfB s'impose lors de confrontations difficiles à manœuvrer. Que ce soit à Cologne ou en recevant le Hertha – alors 3e de Buli –, c'est une victoire à la clé. Großkreutz prend place sur le côté droit de la défense, son meilleur poste depuis qu'il a remplacé au pied levé Piszczek avec Dortmund. Son nouveau club est alors 10e, la relégation n'est plus vraiment une problématique. Le matelas est même confortable : douze points d'avance sur la première place de relégation directe. C'est à peine si l'Europe ne commence pas à être évoquée. Seulement, ses performances rentrent doucement dans le rang, et la défense de Stuttgart est toujours aussi poreuse, pour ne pas dire flippante. Quatre buts pris contre Gladbach. Trois contre Ingolstadt. Un seul match avec un clean-sheet sur ces neuf premières rencontres. Et la tuile : une blessure. Stuttgart était onzième : Großkreutz revient, le club n'est plus que quinzième. En son absence, un seul point a été grappillé – un 2-2 laborieux face à Darmstadt. Pire,…


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