Les Kurdes syriens sont-ils coupables de "crimes de guerre" ?

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Un combattant des Unités de protection du peuple (YPG) à Hasakeh le 28 juin 2015. AFP PHOTO / DELIL SOULEIMAN
Un combattant des Unités de protection du peuple (YPG) à Hasakeh le 28 juin 2015. AFP PHOTO / DELIL SOULEIMAN

L'image de la résistance héroïque des Kurdes à l'État islamique en a pris un coup. Lundi 12 octobre, Amnesty International, champion des droits de l'homme, les a accusés de "crimes de guerre" dans un rapport sur les "déplacements forcés et les démolitions au nord de la Syrie". L'enquête de l'ONG a provoqué une levée de boucliers chez les soutiens du Rojava, autre nom du Kurdistan syrien. Dans une interview, Sipan Hemo, commandant en chef des Unités de protection du peuple (Yekîneyên Parastina Gel, YPG), dénonce des "rumeurs" propagées au moment où la coalition occidentale privilégie la nouvelle coalition de rebelles formée autour des Kurdes, les Forces démocratiques syriennes (FDS). Et d'inviter d'autres institutions indépendantes à venir enquêter sur le terrain.

L'accusation : pas de morts, mais des destructions et des expulsions

Quels sont les faits dénoncés par le rapport ? Durant l'année 2015, les Kurdes ont fait reculer l'État islamique après avoir brisé le siège de Kobane. D'après Amnesty, ils ont rasé plusieurs villages et expulsé leur population, sans justification militaire ou de sécurité. Plus de 90 % des maisons du village d'Husseiniya, près de Tel Hamees, à la frontière avec l'Irak, auraient ainsi été détruites. Dans d'autres cas, les habitants auraient été chassés, sans destruction systématique. Au sud de Suluk, à Safwan, des familles auraient même été menacées, si elles refusaient de partir,...

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