Les Kurdes poussent leurs pions en Syrie

le
0
REPORTAGE - Alors qu'à Alep, l'armée syrienne livre «la mère des batailles», elle a disparu du Kurdistan syrien depuis près d'un mois sans qu'aucune goutte de sang soit versée.

Envoyé spécial à Erbil

Trois jours de route, le long de la frontière turque, pour venir de la ville d'Afrin, dans l'ouest de la Syrie. Entouré d'amis, assis dans le hall d'un hôtel confortable d'Erbil, la capitale du Kurdistan d'Irak, Said Najar se remet de son périlleux voyage. Militant politique, il a commencé par traverser, la peur au ventre, les faubourgs d'Alep au milieu des combats avant de franchir des dizaines de barrages armés. C'est seulement après avoir atteint Kamechliyé et la région kurde de Syrie qu'il a pu enfin se détendre sur les cent cinquante derniers kilomètres de route poussiéreuse qui l'ont mené à la frontière irakienne.

Alors qu'à Alep, l'armée syrienne livre «la mère des batailles», semant ruines et désolation, elle a disparu du Kurdistan syrien depuis près d'un mois sans qu'aucune goutte de sang soit versée. Le vide du pouvoir n'a pas duré longtemps. Le Parti de l'union démocratique (PYD) s'est engouffré dans la brèche et contrôle

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant