Les Kurdes ont repris le contrôle de Kobani-OSDH

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(Actualisé avec 90% de la ville contrôlée par les forces anti-EI §9) BEYROUTH, 26 janvier (Reuters) - Les combattants kurdes ont repris la totalité de la ville kurde syrienne de Kobani, après avoir chassé les derniers groupes de djihadistes de l'Etat islamique (EI), ont rapporté lundi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et les médias officiels syriens. Plus prudents, les Etats-Unis ont estimé par la voix du porte-parole du Pentagone que la bataille de Kobani "n'était pas terminée", tandis que des partisans de l'EI écrivaient sur leurs comptes Twitter que les combats faisaient encore rage. Selon l'OSDH, les combattants kurdes de l'organisation YPG, soutenus par des peshmergas irakiens et par les frappes de la coalition internationale, ont repris toute la ville mais progressent avec prudence dans les faubourgs Est car les djihadistes ont miné le terrain avant de prendre la fuite. "Je peux voir le drapeau de l'YPG flotter sur Kobani. On entend des avions voler au-dessus de la ville", a témoigné Tevlik Kanat, un Kurde de Turquie qui s'est précipité à la frontière, comme des centaines de personnes, à l'annonce de la prise de la ville. "Les gens dansent et chantent. Il y a des feux d'artifice. Tout le monde se sent soulagé", a-t-il dit au téléphone. L'agence officielle syrienne Sana a également annoncé la "libération" de Kobani, en citant des sources locales. Alors que les combattants de l'EI contrôlent encore des centaines de villages dans la région, le Pentagone s'est en revanche montré plus prudent. "Je ne dirais pas que la bataille est gagnée. La bataille continue. Mais pour le moment, les forces amies ont l'avantage", a déclaré son porte-parole, le colonel Steve Warren. Le commandement central américain a indiqué dans un communiqué que les forces opposées à l'Etat islamique avaient repris le contrôle de 90% de l'agglomération. Adossée à la frontière turque, dans le nord de la Syrie, la ville assiégée est au centre de combats depuis le mois de juillet dernier. Appelée aussi Aïn al Arab, Kobani est devenu un symbole de la résistance aux djihadistes sunnites, qui se sont emparés de vastes territoires en Irak et en Syrie l'année dernière. Idris Hassan, un responsable de la ville, a déclaré à Reuters que moitié de la ville était totalement en ruines et qu'une bonne partie du reste a subi des dommages. La ville manque d'eau, d'électricité, de vivres mais aussi de soins médicaux, a-t-il ajouté. Les avions de la coalition internationale bombardent les positions de l'EI presque quotidiennement depuis le début du mois dans le secteur de Kobani. L'armée américaine a annoncé lundi que ses avions et ceux des autres partenaires de la coalition avaient mené 21 raids aériens en Syrie et 13 autres en Irak au cours des dernières 24 heures. En Syrie, 17 des 21 raids ont concerné le secteur de Kobani. (Sylvia Westall; Henri-Pierre André, Eric Faye et Tangi Salaün pour le service français)

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