Les Kurdes à l'assaut de Mossoul, la deuxième ville d'Irak

le , mis à jour à 00:33
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Le général-major Aziz Weysi a déjà repris, les armes à la main, le barrage de Mossoul aux combattants de Daesh, en août 2014.
Le général-major Aziz Weysi a déjà repris, les armes à la main, le barrage de Mossoul aux combattants de Daesh, en août 2014.

Depuis l'entrée en guerre de Daesh, en 2014, les Kurdes ne se sont battus que pour « libérer » des régions peuplées majoritairement de Kurdes, comme la grande ville de Kirkouk. Et agrandir ainsi la région autonome du Kurdistan de 40 %. Leur territoire, de 85 000 km2 (la taille environ du Portugal), compte aujourd'hui un peu plus de sept millions d'habitants, en comptabilisant un gros million de déplacés et de réfugiés. Mais à présent, vu la déliquescence de l'armée irakienne, les peshmergas annoncent que ce sont eux, avec le soutien de la coalition, de l'aviation américaine et française, qui libéreront Mossoul, l'une des deux capitales de l'organisation État islamique.

L'objectif final : l'indépendance

Si les pays européens, et notamment la France, acceptaient de livrer directement des armes à Erbil, ce serait pratiquement une reconnaissance de fait de l'indépendance du Kurdistan. Celui-ci d'ailleurs ne se gêne même plus pour passer des contrats avec des compagnies pétrolières, et pour vendre directement l'or noir à l'étranger, sans rendre de comptes au gouvernement central irakien. « Nous n'avons pas d'agenda caché. Notre but final est bien l'indépendance. Pas seulement du Kurdistan irakien, nous soutenons également les revendications de nos frères kurdes dans les pays voisins, sans partager forcément pour autant leurs méthodes », reconnaît Dara Barawy, membre du bureau politique du...

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