Les juges égyptiens dans l'arène politique

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La Commission électorale, présidée par un haut magistrat, a reporté l'annonce des résultats de la présidentielle.

À chaque jour son rebondissement en Égypte. Après la dissolution de l'Assemblée, l'octroi de pouvoirs exorbitants à l'armée et l'annonce rapidement démentie du décès d'Hosni Moubarak, c'est la commission électorale égyptienne qui a créé la surprise mercredi soir en annonçant le report des résultats de l'élection présidentielle, initialement attendus jeudi. Les Frères musulmans, qui prédisent depuis le début de la semaine la victoire de leur candidat, Mohammed Morsi, ont aussitôt soupçonné un mauvais coup en préparation. Mahmoud Ghozlan, membre du bureau politique de la confrérie, a même dénoncé «les sombres intentions» des hauts magistrats chargés de superviser le scrutin.

Cette mise en cause illustre le climat de suspicion qui règne entre les Frères musulmans et la magistrature égyptienne, tout bonnement irrespirable depuis que les hautes juridictions sont amenées à trancher un nombre croissant d'affaires politiquement très sensibles. Le verdict du

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