"Les joueurs ont de l'or sur le dos mais ne s'en rendent pas compte"

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"Les joueurs ont de l'or sur le dos mais ne s'en rendent pas compte"
"Les joueurs ont de l'or sur le dos mais ne s'en rendent pas compte"

Des maillots de football sont empilés allègrement sur le fauteuil de son salon, son bureau, ou encore sur un coin de canapé. Daniel Le Bihan, lannionnais de soixante-neuf ans, met aux enchères sur internet des tuniques de sportifs de haut niveau pour le compte de l'association Muco29. Sa manière de tacler la mucoviscidose.

En quoi consiste votre activité, au juste ?
Mon rôle est de vendre aux enchères, sur Ebay, des maillots de footballeurs professionnels récupérés avec Raymond Milin, président fondateur de l'association Muco 29. C'est une activité chronophage. Les joueurs ont de l'or sur le dos, à chaque rencontre, mais ne s'en rendent pas toujours compte. Les bénéfices de nos ventes sont reversés à la recherche et la lutte contre la mucoviscidose, et l'amélioration du quotidien des patients. On a aussi vendu des maillots de rugby, de handball, de cyclisme, des raquettes de tennis... En dix ans, on a écoulé 1160 articles, pour 280 500 € reversés !

Dans votre salon, on sent presque encore l'odeur de l'herbe fraîche...
(rires) Oui, c'est toujours mieux de ne pas laver les maillots. Et les traces d'herbe ou de terre sont autant de gages d'authenticité pour l'acheteur, elles ont leur utilité. "J'aime les maillots qui sont encore dans leur jus", me disent souvent les collectionneurs.

Il arrive que vous tombiez sur des faux ?
Ça arrive, oui... Je suis obligé d'analyser chaque attirail, d'en tester l'élasticité, l'authenticité, les moindres détails. Il faut être prudent avec les maillots des boutiques. Ils n'ont pas été portés, ils n'ont donc pas du tout la même valeur.

Pourquoi avoir choisi de s'engager contre cette maladie ?
En 1976, mon deuxième fils est né prématurément pendant nos vacances en Bretagne. On vivait en banlieue parisienne, à l'époque. Il souffrait d'insuffisances respiratoires liées à un dysfonctionnement au niveau des poumons. Dans le même pavillon de ces hôpitaux, j'ai croisé des enfants touchés par la mucoviscidose. J'ai discuté avec leurs parents aussi. Et j'ai pris une grosse claque. Je connaissais la maladie de nom, sans plus. Elle est génétique et incurable, encore aujourd'hui. En 1976, l'espérance de vie d'un enfant muco était de vingt et un ans et l'âge moyen de sept ans...

D'où l'idée de contribuer à la lutte contre cette maladie...
C'est resté présent dans un coin de ma tête, l'idée a fait son chemin. Mes fils ont grandi, et mon troisième est passé par l'En Avant de Guingamp, entre 1995 et 2000. Il récupérait, de temps en temps, des maillots de joueurs…








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