Les JO s'ouvrent dans un Brésil en crise

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La plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, le 1er août.
La plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, le 1er août.

L’impopulaire président par intérim Michel Temer est « convaincu » que les Jeux de Rio de Janeiro permettront au pays de se réconcilier.

Rares sont les chefs d’Etat à avoir confirmé leur présence, échaudés par le contexte d’instabilité politique qui règne au Brésil. Vendredi 5 août, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques (JO) de Rio de Janeiro, la gêne pourrait envahir le stade Maracana.

Mais Michel Temer est « preparadissimo » (« fin prêt »), a-t-il assuré. Le président brésilien par intérim est à la tête du pays depuis l’éloignement du pouvoir de la présidente de gauche, Dilma Rousseff – le 12 mai, une procédure d’« impeachment » (destitution) a été ouverte à l’encontre de cette dernière. Il ne craint ni l’ostracisme, ni les huées.

Considéré comme illégitime par les soutiens du parti des travailleurs (PT, gauche) de Mme Rousseff et de son prédécesseur Luiz Inacio Lula da Silva, accusé par une frange de la population d’avoir fomenté un « coup d’Etat institutionnel » pour s’emparer du pouvoir, le très impopulaire Michel Temer fait front, « convaincu » que les JO permettront au Brésil de se réconcilier.

Retards et malfaçons L’événement sera capable de « faire en sorte que le Brésil fraternise (…) mais aussi de révéler le Brésil encore une fois aux yeux du monde entier », a-t-il déclaré lors de l’inauguration, le 30 juillet, de la ligne 4 du métro, le chantier le plus coûteux et l’un des plus en retard de ces XXXIes Olympiades.

La fraternité attendue ne s’est guère traduite dans les faits. Le lendemain de son intervention, des manifestations ont eu lieu à Rio, Sao Paulo, Recife, Salvador ou B...

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