Les jeunes, une génération sacrifiée en Italie

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Il existe peu de contrats en bonne et due forme, et pas davantage d'aide de l'État, ni allocation, ni résidences étudiantes.

Le mot vacances, Fabio l'a banni depuis de longs mois. Ce jeune designer de 28 ans enchaîne les contrats, deux mois par ci, trois mois par là, sans protection ni garantie. «Entre deux, je cours après le travail, à démarcher , lâche-t-il découragé. Je n'ai aucune perspective d'avenir.»

Tito Boeri, économiste à l'université Bocconi de Milan, détaille ainsi la galère d'une jeunesse délaissée: «Un marché du travail fermé, des contrats précaires, la spécialité étant le statut de travailleur autonome. D'un jour à l'autre, ils se retrouvent à la rue, sans chômage. Ils n'ont pas non plus accès au crédit bancaire. Il y a une très faible mobilité sociale et géographique.» Quelques chiffres à l'appui: 6 millions de contrats dits autonomes, soit un quart de la population active et un taux de chômage des 15-24 ans qui frôle les 30%, deuxième record d'Europe derrière l'Espagne. Comme nombre de ses concitoyens qui, la trentaine passée, sont encore chez papa-ma...

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