«Les jeunes seront les plus impactés par cette hausse»

le
5

Le gouvernement a fait des efforts pour alléger les plus-values de cession sur les résidences secondaires et les biens locatifs.

LE FIGARO. - La hausse des droits de mutation décidée par de nombreux départements aura-t-elle un impact sur le marché immobilier?

Jacky CHAPELOT. - Cette hausse n'arrive pas au bon moment. Elle envoie un signal négatif au marché immobilier qui tourne déjà au ralenti. Les particuliers ont en outre de plus en plus de mal à s'y retrouver. D'un côté, le gouvernement a fait des efforts pour alléger les plus-values de cession sur les résidences secondaires et les biens locatifs, avec un abattement exceptionnel de 25 % pendant un an et il a ramené à 22 ans l'exonération de ces plus-values. De l'autre, il permet aux départements d'augmenter les droits de mutation à titre onéreux.

Quels acquéreurs seront les plus touchés?

Les ménages les plus modestes et les jeunes, dont les budgets sont souvent très serrés, seront les plus impactés par la hausse des droits de mutation. Le nombre des primo-accédants a d'ailleurs déjà fortement diminué l'an dernier car ils ne bénéficient plus d'aides à l'achat: le prêt à taux zéro dans l'ancien a été supprimé et les aides des départements ont aussi tendance à disparaître. Ces ménages achètent souvent des biens d'un montant compris entre 100.000 à 130.000 euros. Une hausse de 700 à 1000 euros, par exemple, risque tout de même de remettre en question certains plans de financement très justes. Car même si une telle hausse peut paraître faible, elle est non négligeable pour les ménages les plus fragiles.

Cette nouvelle donne peut-elle dissuader les ménages qui envisageaient de devenir propriétaires?

Non, pas vraiment. Certes, la majoration des droits de mutation aura dans un premier temps un impact psychologique sur les ménages, qui pour l'heure sont peu informés car les départements n'ont pas encore communiqué sur le sujet. Cependant, ceux qui souhaitent devenir propriétaires ne devraient pas renoncer à leurs projets. Car le surcoût est dans l'ensemble relativement modéré par rapport au prix total d'une acquisition. Mis à part les plus fragiles, de nombreux ménages pourront y faire face. In fine, son impact devrait donc être très limité sur le marché immobilier, dont les prix devraient encore baisser de 3 % à 4 % en 2014.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • loco93 le lundi 3 fév 2014 à 18:10

    C'est comme chez EDF, pour faire face à la baisse de la consommation Grace a la campagne d'economie d'energie, on nous balance des hausses de prix dans la face!!

  • lorant21 le lundi 20 jan 2014 à 11:46

    Chouette, des fonctionnaires et des rond-points en plus.. la fète continue dans les départements..

  • supersum le lundi 20 jan 2014 à 11:38

    Avec une taxation des plus values passée à 34% de 15 à 30 ans et la partie social de 15,50% à vie et donc plus du tout exonéré, je ne vois pas ou l'effort à été fait, ils nous prennent vraiment pour des kons

  • dgui2 le lundi 20 jan 2014 à 11:12

    Les jeunes.... les ménages les fragiles.... les "plans de financement très justes".... les primo-accédants.... Y'EN A MARRE ! ====> Les pleureuses, dehors !!

  • roulio86 le lundi 20 jan 2014 à 08:53

    c'est la justice sauce socialo...comme d'hab...