Les jeunes maintiennent la journée du 9 mars contre la loi Travail

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    PARIS, 29 février (Reuters) - Une vingtaine d'organisations 
de jeunesse appellent à une journée d'actions et d'initiatives 
le 9 mars pour exiger le retrait de la loi Travail, malgré le 
report de la présentation du texte en Conseil des ministres au 
24 mars. 
    Cette mobilisation sera le prélude d'une grande journée de 
manifestations le 31 mars que préparent conjointement à la fois 
les mouvements de jeunes et des syndicats de salariés, a-t-on 
appris auprès de plusieurs organisations. 
    Le report de l'examen du projet du 9 au 24 mars décidé par 
le Premier ministre Manuel Valls "est une première victoire mais 
nous voulons mettre encore plus la pression", a dit à Reuters 
Pauline Collet, porte-parole du syndicat étudiant Unef. 
    La CGT propose pour sa part aux salariés de participer le 9 
mars "aux rassemblements et manifestations unitaires en 
construction" et à une "journée de mobilisation convergente 
nationale" fin mars. 
    "L'annonce par Manuel Valls du report de la présentation du 
projet de loi "El Khomri" en conseil des ministres, est un 
premier recul à mettre à l'actif de la mobilisation montante", 
écrit-elle dans un communiqué. 
    La jeunesse s'est emparée de la colère d'une partie de la 
gauche contre le projet du gouvernement, espérant pouvoir "faire 
reculer le gouvernement", comme lors de la lutte contre le 
contrat de première embauche (CPE) il y a dix ans. 
    "Le contenu de ce projet, directement inspiré des 
revendications du Medef, représente un véritable retour au 
siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus 
les jeunes comme cibles favorites", écrit un collectif 
d'organisations. 
    Celui-ci comprend notamment l'UNEF, Solidaires Etudiant-e-s, 
l'Union nationale lycéenne (UNL), la Fédération indépendante et 
démocratique lycéenne (FIDL), la Jeunesse ouvrière chrétienne, 
et les organisations de jeunes des partis de gauche, dont les 
jeunes socialistes. 
    Dans une tribune publiée lundi, sur le site Francetv info, 
Benjamin Lucas, le président du Mouvement des jeunes socialistes 
(MJS), appelle le gouvernement à "stopper la dérive libérale, la 
surenchère sécuritaire et identitaire, dans les mots et dans les 
actes". 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • m.bouil4 le lundi 29 fév 2016 à 18:34

    Les syndicats étudiants concentrent le degré zéro de la culture économique. Ils préférent le chômage ou des emplois subventionnés.

  • M3435004 le lundi 29 fév 2016 à 18:02

    Plus de la moitié de la fameuse pétition .......

  • C177571 le lundi 29 fév 2016 à 18:01

    Les syndicats étudiants sont toujours aussi bêtes pour parler correctement. Génération de chômeurs instituée par Mitterand. Ils préferent le RSA à un CPE. Ils préferent la politique surannée d'un PS déliquescent et la gouaille chavezienne de JL Mélanchon. Vive la France qui perd et sa jeunesse en charentaises.

  • mucius le lundi 29 fév 2016 à 18:00

    L'assouplissement du code du travail permettra aux jeunes de s'insérer plus rapidement dans le marché de l'emploi. Pourtant comme d'habitude manipulés par leurs professeurs fonctionnaires, une minorité active va tout faire pour empêcher cette réforme. Ainsi va la France... vers le trou.