Les jeunes brûlés près de Marseille ont été tués par balles

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MARSEILLE (Reuters) - Les trois jeunes originaires de cités des quartiers nord de Marseille dont les corps ont été découverts dimanche ont été tués par balles avant d'être brûlés dans leur véhicule, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Les pompiers avaient découvert trois cadavres calcinés à l'arrière d'une Audi A3 carbonisée sur la commune des Pennes-Mirabeau.

Au total, une quinzaine de règlements de comptes ont été recensés cette année dans l'agglomération marseillaise, dont dix à Marseille, la plupart liés au trafic de stupéfiants dans des cités de la ville.

Mais la préfecture des Bouches-du-Rhône a indiqué que la délinquance avait baissé de 7,6% depuis le 1er septembre à Marseille.

Les autorités lient cette baisse de la délinquance au renforcement des effectifs marseillais de 166 policiers et à la sanctuarisation de deux unités de CRS sur la ville.

"On enregistre une baisse de la délinquance de 7,60% pour la délinquance générale (soit 2.000 victimes en moins) et de 8,55% pour la délinquance de proximité (soit 1.100 victimes en moins) tandis que le volume des enquêtes élucidées progresse de 6%", écrit la préfecture dans un communiqué.

"Une nette tendance à la baisse se dessine pour les vols avec violence de 10% sur cette même période", précise-t-elle.

Selon elle, 746 trafiquants de stupéfiants ont ainsi été arrêtés depuis le début de l'année tandis que les homicides de toute nature ont été résolus dans plus de 77% des cas.

Elle évoque enfin des opérations quotidiennes pour lutter contre le trafic de stupéfiants et la circulation d'armes à feu qui ont permis la saisie de 380 armes à feu, dont 72 fusils d'assaut et pistolets-mitrailleurs, depuis le début 2011.

L'usage d'armes de guerre comme les Kalachnikov a conduit les syndicats de police à condamner l'actuelle politique de réduction des effectifs et à réclamer de nouveaux moyens.

Un nouveau préfet, Alain Gardère, a été installé en août dernier pour remplacer Gilles Leclair, évincé au bout de huit mois pour manque de résultats.

Jean-François Rosnoblet, édité par Gérard Bon

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  • M566619 le mardi 27 déc 2011 à 21:58

    Tant que les malfaiteurs s'entretuent, ce n'est qu'un moindre mal. Mais il faudrait que la délinquance baisse beaucoup plus. L'état devrait avoir la possibilité d'instaurer facilement et durablement l'état d'urgence voire l'état de siège dans certains quartiers