Les islamistes ne sont plus ostracisés avec le printemps arabe

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À Tunis ou au Caire, les ambassadeurs français rencontrent ouvertement les chefs intégristes.

Il aura fallu que les ­peuples arabes se révoltent pour que le tabou soit enfin levé. Depuis le début de l'été, les diplomates français au Caire à Tunis ou ailleurs au Maghreb n'hésitent plus à rencontrer les leaders des formations intégristes locales, forces incontournables dans le nouveau paysage ­politique, hérité des dictatures. Jusqu'alors, outre certaines réticences idéologiques, la France ne tenait pas à offenser les dirigeants égyptiens ou tunisiens, qui avaient fait des islamistes leurs principaux rivaux, quitte à en exagérer la menace sur la stabilité de leur pays.

«Surprenez-nous, on vous surprendra», lança en avril Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, lors d'un colloque, qui réunissait des islamistes du Maghreb. Dans la foulée, le chef de la diplomatie appelait ses ambassadeurs à «élargir le spectre de leurs interlo­cuteurs aux courants islamiques ayant accepté le jeu démocratique et renoncé à la violence».

Au Caire, quelqu

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