Les investisseurs souverains privilégient les Etats-Unis et l'immobilier

le
0

(NEWSManagers.com) - Les investisseurs souverains gardent le moral. Malgré la forte volatilité des marchés financiers et un environnement macro-économique difficile, marqué notamment un prix du pétrole toujours très bas, la confiance des investisseurs souverains reste stable voire en légère progression d'une année sur l'autre, selon la quatrième édition de l'étude annuelle " Invesco Global Sovereign Asset Management Study " , menée auprès de plus de 75 investisseurs à travers le monde représentant 8.960 milliards de dollars d'actifs. De fait, l'indice de confiance des investisseurs souverains d' Invesco (" Invesco's Sovereign Confidence Index " ) ressort à 7,8 en 2016, contre 7,6 en 2015 et 7,4 en 2014.

Les investisseurs souverains ont d'ailleurs continué à investir au fil des derniers mois. En moyenne, leurs nouveaux investissements ont représenté 7% de leurs encours, tandis qu'ils ont retiré en moyenne seulement 3% de leurs actifs, souligne l'étude. Pourtant, ces investisseurs ont sensiblement modifié la duration de leurs investissements. De fait, l'horizon de leurs placements a en effet augmenté de 6,4 ans à 7,6 ans au cours des quatre dernières années.

Autre enseignement notable : ces investisseurs souverains s'ouvrent de nouveaux horizons. Ainsi, alors que le Royaume-Uni avait précédemment été leur marché développé préféré pour leurs investissements, les Etats-Unis suscitent désormais l'engouement. Alors qu'ils avaient obtenu une note de 6,5 (sur 10) en termes d'attractivité pour les investisseurs souverains en 2014, les Etats-Unis ont obtenu une note de 8,2 en 2016 ! De fait, les investisseurs souverains se montrent particulièrement optimistes sur les opportunités à venir aux Etats-Unis, et en particulier sur le terrain des infrastructures, note l'étude d' Invesco.

De même, les investisseurs souverains ne cachent pas vouloir accroitre leurs investissements dans les marchés frontières. Ainsi, leurs allocations sur les marchés de l'Asie émergente progressent de 1,6 % en 2014 à 2,3% tandis qu'elles augmentent de 0,6% à 0,9 % pour l'Afrique. " Stabilité politique, capacités industrielles et qualité des infrastructures sont citées comme étant des éléments clés " pour investir davantage dans ces régions, indique l'étude. A l'inverse, les BRIC n'ont plus réellement à la cote. A l'exception de l'Inde dont l'attractivité progresse, le Brésil, la Russie et la Chine ont, eux, perdu une grande partie de leur attrait auprès des investisseurs souverains. Ainsi, les allocations moyennes des investisseurs souverains en Chine ont diminué de 2,2 % en 2014 à 1,7 en 2015 tandis qu'elles ont reculé de 1,9% en 2014 à 1,5% en 2015 en Russie et dans les pays d'Europe centrale et de l'est. Les investisseurs souverains déplorent principalement la faible performance des marchés boursiers de ces trois pays.

En termes de classes d'actifs, l'heure est également au changement. Si au cours des deux dernières années les investisseurs souverains ont augmenté leurs allocations dans les infrastructures et le capital-investissement (" private equity " ), ils ont changé de fusil d'épaule pour 2016. De fait, " seul un faible nombre des investisseurs sondés envisagent d'augmenter leur allocation à ces classes d'actifs " , observe l'étude. Surtout, malgré des allocations en hausse pour les infrastructures et le private equity au cours des trois dernières années, le poids de ces classes d'actifs dans les portefeuilles des investisseurs souverains demeurent faibles : 2,8 % en moyenne pour les infrastructures et 4,5% pour le capital-investissement.

En revanche, leurs allocations pour l'immobilier ont fortement augmenté au cours des dernières années, passant de 3 % en 2012 à 6,5% actuellement, soit croissance moyenne de 29% par an. Mieux, " les investisseurs souverains s'attendent à augmenter leurs investissements dans l'immobilier, tant localement qu'à l'échelle mondiale, plus que pour d'autres classes d'actifs afin d'atteindre leurs objectifs de diversification et de performance absolue " , évoque l'étude d' Invesco. Les investisseurs souverains expliquent leur attrait pour l'immobilier par les faibles défis d'exécution de cette classe d'actifs ainsi qu'un grand nombre de sociétés de gestion crédibles sur le terrain de l'immobilier. Résultat : plus de 62% des investisseurs souverains interrogés sous-pondèrent les infrastructures et 52 % d'entre-eux sous-pondèrent le capital-investissement. Un changement de politique d'investissement qui devrait donc profiter aux investissements immobiliers.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant