Les investisseurs sont eux aussi en mal de croissance

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(NEWSManagers.com) - Le camp des partisans de la croissance a de nouveaux soutiens. Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à estimer que les politiques monétaires dans le monde sont " trop restrictives" et appellent de leurs voeux des mesures de stimulation de la croissance, selon la dernière enquête BofA Merrill Lynch réalisée entre les 4 et 10 mai auprès d'un échantillon de 234 investisseurs représentant un montant cumulé d'actifs sous gestion de 526 milliards de dollars.

La proportion des allocataires qualifiant les politiques en place de trop restrictives a plus que doublé entre avril et mai à 23% en net contre 11% en avril. Près des deux tiers des investisseurs estiment que la Grèce pourrait encore nous réserver des mauvaises surprises cette année, contre 48% en avril.

Très logiquement, on observe que 60% des participants à l'enquête s'attendent à ce que la Banque centrale européenne s'engage dans une nouvelle phase d'assouplissement quantitatif d'ici à la fin de 2012, contre 51% en avril. Les optimistes qui attendent un renforcement de l'économie mondiale au cours des douze prochains mois ne sont plus que 15% contre 28% en février dernier. Parallèlement, la proportion des investisseurs redoutant un dérapage inflationniste ne sont plus que 2% contre 21% en avril.

" Les investisseurs ont perdu les espoirs de croissance et d'inflation qu'ils avaient formé durant les premiers mois de l'année et ils se tournent désormais vers les responsables politiques pour avoir des mesures de stimulation" , estime Gary baker, responsable des stratégies sur les actions européennes chez BofA Merrill Lynch Global Research.
Dans ce contexte, l'aversion au risque reste omniprésente et 35% des investisseurs indiquent que leur prise de risque est en dessous de la normale, contre 21% en avril. Les investisseurs sont ainsi 28% à être surpondérés en cash contre 24% le mois précédent. La sous-pondération sur les obligations est tombée à 33% en mai contre 48% le mois précédent et la surpondération sur les actions ressort à seulement 16% après 28% en avril. L'appétit pour les matières premières est par ailleurs revenu à son plus bas niveau depuis sept mois, avec 2% du panel sous-pondérés sur les commodities contre une surpondération de 8% en avril.

L'enquête relève que la demande pour les actions américaines est demeurée forte durant le mois sous revue mais pourrait diminuer dans les prochains mois. Dans le même temps, l'optimisme sur les perspectives de l'économie chinoise ont continué de croître, 10% du panel pariant sur un renforcement de la conjoncture locale dans les douze prochains mois contre seulement 4% en avril.

Avec le risque grec à nouveau dans tous les esprits, les investisseurs ont par ailleurs réduit leur exposition à l'euro, 32% de l'échantillon étant sous-pondéré sur l'euro contre 20% en avril et mars. Et ils sont 49% à prévoir une dépréciation de la monnaie européenne au cours des douze prochains mois contre 32% en avril...

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