Les investisseurs se préparent à un ralentissement chinois

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(NEWSManagers.com) - En ce début du mois de mai, les investisseurs se préparent à un ralentissement de la croissance en Chine et à une période prolongée de faible inflation, selon la dernière enquête BofA Merrill Lynch réalisée entre les 3 et 9 mai auprès d'un échantillon représentant 661 milliards de dollars d'actifs sous gestion.

Un quart des participants au sondage, contre seulement 18% en avril, estiment qu'un atterrissage en catastrophe de l'économie chinoise et un effondrement parallèle des matières premières sont le " risque extrême" numéro un. Quelque 8% en net des gestionnaires d'actifs au Japon, dans la région Asie-Pacifique et dans les grands marchés émergents s'attendent à un affaiblissement de l'économie chinoise au cours des douze prochains mois, alors qu'ils étaient 9% à prévoir un renforcement de la croissance il y a un mois.

Les sondés ne s'inquiètent pas non plus des risques d'inflation, 30% seulement s'attendant à une augmentation de l'inflation " core" au cours des douze prochains mois, contre 45% en avril. Corollaire de cette évolution, la proportion des investisseurs prévoyant une hausse des taux d'intérêt à court terme s'est repliée à 14% en mai contre 32% en avril.

Dans ce contexte, les investisseurs ont réduit leur exposition aux matières premières et aux marchés émergents tout en augmentant les allocations obligataires. Un peu moins de 30% des sondés sont sous-pondérés sur les matières premières, contre 11% en mars. Et 17% d'entre eux sont sous-pondérés sur les valeurs énergétiques. Les marchés émergents sont complètement délaissés, 3% seulement des investisseurs globaux étant exposés aux actions émergentes contre 34% encore en mars dernier. Les investisseurs ne sont plus que 38% à être sous-pondérés sur les obligations contre 50% en avril.

L'enquête souligne que cette perte de confiance affectant la Chine ne touche pas la croissance globale. Les investisseurs semblent même s'intéresser à l'Europe et à la valorisation des actions européennes qui leur paraissent de moins en moins chères. Les inquiétudes sur le risque souverain semblent également se dissiper.

A noter aussi l'optimisme marqué sur les actions japonaises, 31% des gestionnaires étant surpondérés sur cette classe d'actifs, un niveau jamais vu depuis six ans.

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