Les investisseurs s'interrogent sur la reprise

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(NEWSManagers.com) -
Moindre optimisme chez les investisseurs qui s'interrogent sur la réalité de la reprise économique en Europe et ?en Chine. Selon la dernière enquête BofA Merrill Lynch réalisée entre les 5 et 11 février auprès de 200 gérants à la tête d'un encours cumulé de plus de 500 milliards de dollars, les investisseurs ont revu à la baisse leurs perspectives de croissance. En Europe, ils ne sont plus que 51% à miser sur une croissance de l'économie de la zone au cours des douze prochains mois contre 74% le mois précédent. Et 45% d'entre eux ne prévoit pas de relèvement des taux de la BCE en 2010, contre seulement 19% un mois plus tôt. Même évolution pour les taux de la réserve fédérale américaine, 42% des gérants interrogés misant sur le statu quo jusqu'en 2011, contre seulement 27% en janvier. Avec le retour de l'aversion au risque, le cash est remonté en moyenne à 4% contre 3,4% précédemment et les hedge funds ont revu leur levier à moins de 1 contre 1,33. L'enquête relève que 12% des allocataires internationaux sont surpondérés en cash, alors qu'ils étaient 8% à être sous-pondérés le mois précédent.
" Les investisseurs se demandent si nous assistons à une pause dans la croissance ou s'il s'agit d'un renversement de tendance. Nous pensons que nous sommes dans la première hypothèse" , a indiqué Gary Baker, responsable de la stratégie european Equities chez BofA Merrill Lynch Global Research.
L'enquête signale un renversement de tendance spectaculaire sur la Chine. En l'espace d'un mois, seulement 7% en net du panel (le plus bas niveau observé depuis mars 2009) prévoit un renforcement de la croissance économique en Chine dans les douze prochains mois contre 51% en janvier. A l'origine de cette désaffection subite, le relèvement du ratio de réserves obligatoires des banques chinoises qui fait craindre un assèchement du crédit.
A noter aussi qu'en Europe, les investisseurs, effrayés par l'exemple grec et l'exposition des banques aux économies périphériques, ont réduit leur exposition aux banques dans des proportions spectaculaires. Plus de 50% des gérants interrogés (53%) sont sous-pondérés sur les valeurs bancaires contre 16% précédemment, et même après ce désengagement, 14% des gérants européens estiment que les banques sont surévaluées.

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