Les investisseurs reviennent en force vers le logement neuf

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Pour la première fois depuis des mois, les ventes de logements neufs progressent de 20% et bondissent même de 59% chez les investisseurs. Mais les primo-accédants ne sont toujours pas de retour.

Après de longs mois passés dans le rouge, les ventes de logements neufs ont enregistré un net rebond au premier trimestre. Est-ce le début de la reprise de la construction? La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) qui a dévoilé ce jeudi une hausse annuelle des ventes au détail de 20 % se montre prudente.

«Ce sont clairement les investisseurs qui portent cette hausse, puisque les ventes les concernant se sont envolées de 59 %, souligne François Payelle, président de la FPI. Cela prouve que le dispositif Pinel fonctionne et leur a redonné confiance. Mais l’accession à la propriété stagne toujours.» Si l’embellie se poursuit, l’année pourrait déboucher sur 85.000 à 90.000 ventes aux particuliers. Il n’y en a eu que 76.580 l’an dernier. De leur côté, les ventes en bloc (aux organismes HLM ou aux institutionnels) ou celles de résidences services sont en recul mais elles pèsent moins de 25% du total. «Ces bons chiffres sont une première étape importante pour la reprise, mais ce n’est pas suffisant et il est difficile de tirer une tendance d’un seul trimestre», prévient François Payelle.

Ce qui inquiète les promoteurs? Ils craignent de se couper durablement de la clientèle populaire. Autant ils se félicitent du succès du dispositif Pinel, autant ils estiment que le Prêt à l’accession sociale destiné aux ménages modestes est «mal calibré». Mais le chiffre qui préoccupe le plus les professionnels concerne l’offre nouvelle de logements. Ces «mises en vente» qui doivent ensuite se concrétiser en ventes définitives ne progressent que de 6,5 %. A ce rythme-là, si le phénomène se poursuit, l’offre de logements neufs pourrait bientôt devenir insuffisante.

«Tout l’enjeu des mois qui viennent sera de traduire l’embellie des ventes par une embellie des lancements de projets, ce qui est loin d’être gagné», à en croire François Payelle. Parmi les principaux obstacles relevés par la FPI: une hausse du nombre de recours de particuliers et d’associations tandis que les collectivités locales freinent des quatre fers face aux projets de construction. Le «choc de simplification» pour accélérer l’obtention des permis de construire est sans effet lorsque les communes multiplient les obstacles.

Alors qu’il s’apprête à quitter en juin ses fonctions de président, François Payelle a tenu à marteler un message qui lui tient à cœur: «On nous parle sans cesse du coût des aides au logement et des coupes qu’il faut réaliser, mais ce qui est vital c’est la réduction des déficits, pas forcément des dépenses.» En reprenant les statistiques publiques, la FPI estime que le logement a coûté 40,8 milliards d’euros aux finances publiques en 2013 (-1,2 % en un an) et a rapporté 63 milliards, soit 22,2 milliards d’excédents sans tenir compte de la part de l’impôt sur le revenu liée à l’immobilier et qui pourrait peser 8 à 10 milliards selon la FPI.

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  • maelle35 le vendredi 22 mai 2015 à 16:29

    Une analyse différente de la hausse des ventes dans le "neuf" trouvée sur ipatrimonium.com . Bien plus intéressante ... mais à contre-courante de la pensée unique des promoteurs et agents immobiliers! Vite le marché repart, il ne faut pas manquer le train de la hausse ... et les taux d'intêrets sont tellement bas. http://ipatrimonium.com/hausse-ventes-logements-neufs/