Les investisseurs retrouvent un certain appétit pour le risque

le
0
(NEWSManagers.com) - Les investisseurs internationaux ont retrouvé un certain optimisme, qui s'est traduit par un regain d'appétit pour le risque, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 6 et 12 janvier auprès d'un échantillon de 286 participants représentant un montant cumulé de 818 milliards de dollars d'actifs sous gestion.
Est-ce l'effet de la trêve des confiseurs ? Seulement 3% des investisseurs institutionnels s'attendent à un ralentissement de l'économie mondiale au cours des douze prochains mois, contre 27% en décembre. Une amélioration jamais vue depuis le mois de mai 2009.

Illustration de l'appétit renouvelé pour le risque, les niveaux de cash sont tombés à leur plus bas niveau depuis juillet 2011, représentant en moyenne 4,4% d'un portefeuille, contre 4,9% en décembre. La proportion des investisseurs prenant des risques en dessous de la moyenne est tombée à 33% en janvier contre 42% en décembre.
Les investisseurs sont toutefois préoccupés par le risque géopolitique, 69% des participants au sondage le considérant comme supérieur à la moyenne, contre 48% en décembre. Cette perception s'est généralement accompagnée par le passé d'une flambée des prix du pétrole.

Globalement, les investisseurs envisagent une exposition plus importante au risque mais " sur la pointe des pieds" , tempère Michael Hartnett, stratégiste en chef sur les actions internationales chez BofA Merrill Lynch Global Research. Les principaux bénéficiaires de la baisse des poches de liquidité ont été le marché américain et les secteurs cycliques de qualité, tels que l'énergie et les technologies, précise-t-il. Par ailleurs, malgré l'amélioration des perspectives européennes et internationales, les allocataires restent très sceptiques sur les actions européennes, notamment les banques, indique de son côté Gary baker, responsable de la stratégie actions européennes chez BofA Merrill Lynch Global Research.
Les allocataires sont ainsi désormais 28% à être surpondérés sur les actions américaines contre 23% en décembre. En revanche, 31% restent sous-pondérés sur les actions de la zone euro, contre 35% en décembre.

Les valeurs technologiques retrouvent leur statut de secteur favori à l'international , avec 39% des investisseurs surpondérés sur le secteur contre 31% en décembre. En revanche, si les gérants américains reviennent sur les bancaires, leurs homologues américains continuent de les éviter. Les investisseurs américains sous-pondérés sur les banques ne sont plus que 16% contre 32% en décembre alors que les européens sont sous-pondérés sur le secteur à hauteur de 50%.


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant