Les investisseurs rejettent les indices capi-pondérés

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(NEWSManagers.com) -

Près de 70 % des sociétés de gestion et investisseurs institutionnels sont mécontents des indices actions pondérés par la capitalisation. C' est ce que montre un sondage réalisé par l' Edhec-Risk Institute au dernier trimestre 2010 auprès d' une centaine de professionnels de l' investissement institutionnel gérant pour la moitié plus de 10 milliards d' euros et présenté lors des Edhec-Risk Institutional Days 2010.

Les principaux motifs d' insatisfaction sont la surreprésentation des entreprises surévaluées dans les indices (95,2 %) et leur faible diversification (73 %). Les biais sectoriels et de tailles de capitalisation sont également cités comme problèmes. Le manque de représentativité économique est en revanche le critère le moins invoqué (54 %).
85 % des investisseurs interrogés s' accordent à dire que les indices capi-pondérés sont " suiveurs de tendance" et 65,6 % les jugent inefficients. En revanche, ils ne sont que 33,3 % à considérer ces indices comme relevant d' une stratégie d' investissement active.

Dans ce contexte d' insatisfaction, vers quels types d' indices les investisseurs se tournent-ils ? Plus de 45 % d' entre eux utilisent déjà des indices fondamentaux (45,2 %), des indices équi-pondérés (53,3 %) et des indices basés sur l' optimisation de portefeuille (45,2 %). Ces derniers sont d' ailleurs ceux qui sont promis au plus bel avenir, 58,3 % des investisseurs interrogés ayant l' intention de les utiliser. En revanche, 57 % d' entre eux affirment qu' ils n' utiliseront pas d' indices équi-pondérés. En outre, nombre d' investisseurs ne connaissent pas ces alternatives aux indices capi-pondérés ou ne sont pas encore décidés quant à leur utilisation.

Quoi qu' il en soit, parmi leurs utilisateurs, les indices " alternatifs" recueillent un taux de satisfaction plus élevé que ceux qui se basent sur la capitalisation boursière : plus de 60 % pour les premiers contre à peine plus de 30 % pour les seconds.

Dans le choix des indices, les investisseurs s' attachent d' abord à vérifier que cela cadre avec leurs objectifs d' investissement. La liquidité et la diversification sont aussi des critères importants.

Côté obligataire, les indices ne font pas non plus l' unanimité, que ce soit pour la dette souveraine ou pour les obligations d' entreprises. Ainsi, 52,7 % des investisseurs estiment que les indices d' obligations d' Etat présentent des problèmes, comme le manque de stabilité de la duration et le caractère non investissable. Pour les indices corporates, ils sont 56,7 % à être mécontents, notamment pour des raisons de risque de liqudité. Mais l' adoption d' indices qui ne sont pas pondérés par la dette dans ce domaine remporte moins de succès que pour la sphère actions.

info NEWSManagers

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