Les investisseurs plébisicitent les actions mais boudent les marchés émergents

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(NEWSManagers.com) - Du jamais vu depuis une dizaine d'années. Les investisseurs n'ont jamais manifesté un tel optimisme à l'endroit des actions internationales au cours des dix dernières années, selon le dernier sondage " BofA Merrill Lynch Global Researcg Report" réalisé entre les 4 et 10 février auprès d'un échantillon de 188 gérants représentant un encours de 569 milliards de dollars.

Le sondage indique que 67% en net des allocataires d'actifs sont surpondérés sur les actions internationales, niveau jamais vu depuis le lancement du sondage en avril 2001. Fin 2010, les investisseurs n'étaient que 40% à favoriser cette classe d'actifs.

Parallèlement, l'intérêt pour l'obligataire et le monétaire a continué de faiblir. Les investisseurs sont 66% à sous-pondérer la poche obligataire, contre 54% un mois plus tôt, alors qu'ils sont 9% à sous-pondérer le monétaire. L'écart entre la surpondération actions et la sous-pondération obligataire n'a jamais été aussi élevée, souligne le sondage.

Cette nouvelle montée de l'appétit pour le risque s'accompagne d'une évolution spectaculaire des allocations régionales. En effet, seulement 5% des gérants sont désormais surpondérés sur les actions émergentes, contre 43% en janvier. Il s'agit du recul, -plutôt un plongeon en l'occurrence-, mensuel le plus élevé depuis le lancement du sondage, la moyenne se situant à 28%.

En revanche, les investisseurs sont beaucoup plus positifs sur les marchés développés. Ils sont surpondérés sur les actions de la zone euro à hauteur de 11% alors qu'ils étaient sous-pondérés à hauteur de 9% en janvier. La surpondération sur les actions américaines a parallèlement progressé à 34% contre 27% le mois précédent et 16% en décembre. Les Etats-Unis et la zone euro sont d'ailleurs les deux régions dans lesquelles les investisseurs sont prêts à investir en priorité.

Les investisseurs restent optimistes sur les perspectives de croissance de l'économie mondiale mais ils sont aussi majoritaires (75% contre 48% il y a trois mois) à prévoir une augmentation de l'inflation. Corollaire de cette évolution, ils sont désormais 70% à envisager un relèvement des taux de la Fed dans les douze prochains mois, contre seulement 62% en janvier.

info NEWSManagers

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