Les investisseurs montrent toujours un appétit limité pour les actifs risqués

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(AOF) - Les séances se suivent et se ressemblent cette semaine sur des marchés financiers européens qui, faute de nouveaux catalyseurs, prolongent leur phase de consolidation. Le CAC 40 a cédé 0,03% à 5 360,81 points et le Dax a gagné un modeste 0,14%. Ce dernier a également franchi, pour la première fois de son histoire, le seuil des 13 000 points en séance, à 13 002,34 points, avant de refluer. L'EuroStoxx 50 a clôturé en très légère baisse de 0,05% à 3 605,54 points. Depuis le début de la semaine, l'indice parisien gagne moins de 0,1% tandis que l'indice paneuropéen présente un gain de 0,02%.

La situation aux Etats-Unis est similaire puisque le Dow Jones est quasiment stable en fin d'après-midi.

La publication hier soir, après la clôture en Europe, des " minutes " du dernier comité de politique monétaire de la Fed n'a pas suffi à déclencher de nouvelles décisions d'achat sur les marchés actions. Si ce compte-rendu ne remet pas en cause le scénario d'une troisième hausse de taux d'ici la fin de l'année - sans doute lors de la réunion de politique monétaire des 12 et 13 décembre - il en ressort tout de même un ton plutôt accommodant.

En effet, certains membres du comité de politique monétaire se sont dits prêts à ajourner les futures hausses de taux si les prévisions d'inflation ne décollaient pas aux Etats-Unis. Comme l'indiquait déjà Janet Yellen, présidente de la Fed, le mois dernier lors d'une conférence, la faiblesse de l'inflation est pour l'instant un mystère pour les grands argentiers américains. Ils l'estiment provisoire sans pour autant pouvoir assurer qu'elle finira par accélérer pour se rapprocher de la cible de 2% fixée par la Réserve.

Dans ce contexte d'atermoiements sur la politique monétaire, même les premières publications de résultats trimestriels aux Etats-Unis n'ont guère encouragé les prises de risques. Les banques JPMorgan et Citigroup ont pourtant publié des résultats du troisième trimestre plutôt supérieurs aux attentes, n'empêchant pas les valeurs bancaires européennes de clôturer en baisse : BNP Paribas a perdu 1,13%, Crédit Agricole 0,66% et Société Générale 0,42%. Deutsche Bank a cédé 0,98%.

Pour le reste, Essilor (-1,88%) est resté sous pression alors que des analystes ont de nouveau fait part de leurs inquiétudes concernant la croissance organique du groupe cette année compte tenu de l'impact sur l'activité de la météo défavorable aux Etats-Unis, son principal marché. En revanche, les investisseurs ont bien accueilli la décision de Vivendi (+0,82%) de retirer Havas de la cote, alors qu'il avait initialement prévu de maintenir la société en Bourse après son OPA.

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