Les investisseurs moins inquiets sur la dette souveraine et plus sur la croissance

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(NEWSManagers.com) -
Les investisseurs semblent avoir admis le scénario d'un défaut de la Grèce sur sa dette, selon la dernière enquête mensuelle réalisée entre les 7 et 13 octobre par BofA Merrill Lynch auprès de 286 sociétés représentant 739 milliards de dollars d'actifs sous gestion.

Plus de neuf participants sur dix à l'enquête (92%) sont persuadés que la Grèce ne pourra éviter un défaut. Sept sur dix prévoient un défaut d'ici à avril 2012. Malgré ce consensus impressionnant, les investisseurs semblent moins préoccupés qu'il y a un mois par le risque souverain et moins pessimistes sur les perspectives de croissance dans le monde.

La dette souveraine européenne reste néanmoins le principal risque extrême dans l'esprit des investisseurs, mais à un moindre degré que le mois précédent, avec un pourcentage de 61% en octobre contre 68% en septembre.

On observe par ailleurs une stabilisation des perspectives de croissance, les craintes d'une récession globale passant à l'arrière-plan. La proportion des participants au panel prévoyant un tel événement dans les douze prochains mois est tombée à 25% contre 40% en septembre.
" L'enquête montre que le consensus des investisseurs a intégré ou espère un défaut ordonné de la Grèce. L'Europe semble s'éloigner du gouffre. Mais les investisseurs semblent attendre le feu vert à la fois de l'Europe et des marchés émergents pour engager du cash" , commente Gary Baker, responsable de la stratégie actions européennes chez BofA Merrill Lynch Research.

Pestiférée le mois dernier, l'Europe n'est peut-être pas encore fréquentable mais le sentiment négatif à l'égard de la région est un peu moins marqué. Les investisseurs ne sont plus que 7% à indiquer que la zone euro est la région qu'ils souhaitent le plus sous-pondérer dans les douze prochains mois, contre 40% en septembre. Les allocataires ne sont plus que 29% à être sous-pondérés sur les actions de la zone euro contre 38% en septembre.

Sur le terrain européen en revanche, les investisseurs se disent davantage préoccupés par les perspectives macro-économiques, 37% des participants à l'enquête régionale européenne attendant une récession dans les douze prochains mois contre seulement 11% en septembre.

Elodie Witting

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