Les investisseurs doutent de la vigueur de la reprise

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(NEWSManagers.com) - Les investisseurs internationaux ont accru leurs liquidités et réduit leur prise de risque, en raison des craintes d'instabilité géopolitique et de points d'interrogation sur la vigueur de la reprise économique mondiale, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 1 et 8 mai auprès d'un échantillon de 218 participants représentant un montant cumulé de 587 milliards de dollars d'actifs sous gestion.

Les poches de liquidités ont atteint 5% en moyenne des portefeuilles, leur plus haut niveau depuis juin 2012 et en hausse de 4,8% par rapport à avril. En net, 22% des investisseurs prennent des risques en dessous de la normale, contre seulement 11% le mois précédent. La proportion des investisseurs surpondérés sur les actions est tombée à 37% contre 45% un moins plus tôt.

Les investisseurs ne mettent pas en doute la réalité de la reprise économique mondiale mais s'interrogent sur sa vigueur. Ils sont certes 66% à envisager un renforcement de l'économie au cours des douze prochains mois, contre 62% un mois plus tôt. Mais près des trois quarts des investisseurs (72%) prévoient une croissance mondiale inférieure à son potentiel.

Les investisseurs voient deux grands risques à la stabilité des marchés. Un tiers d'entre eux estime que le risque le plus périlleux serait l'émergence de défauts en Chine alors que 36% mettent une crise géopolitque en tête de liste. " Les investisseurs ont confiance dans l'économie mais avec deux gros points d'interrogation : sommes-nous au bord d'un événement de rupture? Et pourquoi, à ce stade du cycle, la reprise n'est-elle pas plus vigoureuse?" , estime Michael Hartnett, chief investment strategist chez BofA Merrill Lynch Global Research.

" Plus précisément,, en Europe, les investisseurs ont tous pris le train de la périphérie et il n'y a plus de marge d'erreur. Les investisseurs préfèrent les actions espagnoles et italiennes aux actions britanniques et suisses, tandis que la dette périphérique de la zone euro est considérée comme la plus recherchée au monde" , précise Obe Ejikeme, stratégiste quantitatif actions européennes.

Cela dit, l'Europe gagne du terrain auprès des investisseurs qui boudent les Etats-Unis. Ils sont 28% à vouloir surpondérer la région Europe dans les douze prochains mois, contre 23% un moins plus tôt. En attendant, 36% des allocataires sont surpondérés sur les actions européennes contre 30% en avril.

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