Les investisseurs cèdent à l'attentisme et délaissent l'Europe

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(NEWSManagers.com) - Devant la montée des risques géopolitiques et la perspective d'une remontée des taux d'intérêt américains, les investisseurs ont botté en touche. Ils se sont rabattus sur les liquidités et ils sont 27% en net à être surexposés en cash au mois d'août, contre seulement 12% le mois précédent, selon le dernier sondage BofA Merril Lynch réalisé entre les 1er et 7 août auprès d'un échantillon de 224 participants représentant des actifs sous gestion cumulés de 675 milliards de dollars.

Le cash représente désormais 5,1% en moyenne des portefeuilles, contre 4,5% il y a un mois. Corollaire de cette évolution, la proportion des investisseurs surpondérés sur les actions a chuté de 17 points de pourcentage en un mois à 44%. Et la proportion des sondés qui se sont couverts contre une forte baisse des marchés actions au cours des trois prochains mois se retrouve à son plus haut niveau depuis octobre 2008.

Les investisseurs restent pourtant optimistes sur les perspectives de croissance des douze prochains mois. Ils sont encore 56% à prévoir un renforcement des perspectives économiques durant l'année à venir, contre 69% un mois plus tôt. On observe toutefois une dégradation du sentiment des investisseurs vis-à-vis de l'Europe, avec une baisse jamais vue sur un mois des prévisions de bénéfices.

" Il faut s'attendre à une poursuite de la phase de désensibilisation au risque en Europe. Le sentiment négatif observé ce mois-ci en Europe reflète un ralentissement encore plus marqué des données économiques à la fois des pays core et des pays périphériques de la région" , estime Manish Kabra, stratégiste quantitatif sur les actions européennes chez BofA Merrill Lynch Research.

Autrement dit, le statut de marché préféré des investisseurs dont jouissait l'Europe depuis le début de l'année s'est évaporé ces dernières semaines. Seulement 13% des investisseurs sont surpondérés sur les actions européennes, un recul de 22 points de pourcentage sur un mois. Les actions américaines ont également perdu du terrain mais la baisse se limite à 4 points de pourcentage à 6%.

Parallèlement, les pressions sur l'euro se sont accentuées, 40% des investisseurs estimant que la devise européenne est la plus susceptible de se déprécier, contre seulement 28% en juillet.

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