Les investisseurs beaucoup moins optimistes sur les perspectives de croissance

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(NEWSManagers.com) - La confiance des investisseurs en les perspertives de croissance de l'économie mondiale et les bénéfices des entreprises a fondu au mois de mai, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch (Fund Manager Survey May 2011) réalisé entre les 6 et 12 mai auprès d'un échantillon de 284 participants dont les actifs sous gestion cumulés s'élèvent à 814 milliards de dollars.

La proportion des gérants prévoyant un renforcement de l'économie mondiale au cours des douze prochains mois est ainsi tombée à 10% en net, contre 27% en avril et même 58% en février dernier. Parallèlement, seulement 9% en net du panel prévoient une amélioration des bénéfices des entreprises dans l'année à venir.

Le moindre optimisme des investisseurs est particulièrement manifeste en Europe où 8% du panel s'attend à un ralentissement de l'économie au cours des douze prochains mois. Il y a seulement deux mois, 32% des participants prévoyaient au contraire un renforcement de l'économie. Les allocataires s'inquiètent notamment des risques liés à la crise de la dette souveraine dans la zone euro.

Dans ce contexte plus difficile dans lequel les risques d'inflation s'estompent, 73% des participants au sondage ne prévoient pas de relèvement des taux aux Etats-Unis avant 2012, alors qu'en avril, 69% d'entre eux envisageaient une hausse des taux de la Réserve fédérale d'ici à la fin de l'année.

Cela dit, l'appétit pour le risque a diminué, mais dans des proportions limitées. Les gérants ont diminué leur exposition aux actions et aux matières premières, tout en relevant légèrement leur allocation obligataire. L'aversion au risque est un peu plus manifeste du côté de la rotation sectorielle, avec désormais une préférence pour les secteurs défensifs (pharmacie) et moins de présence dans les secteurs de croissance plus volatils (énergie).

Le sondage montre aussi que les allocations dans les actions des pays émergents continuent d'augmenter alors même que les perspectives de croissance sont moins bonnes et que la confiance des investisseurs s'effrite. Par exemple, 28% des gérants des marchés émergents prévoient en mai un ralentissement de l'économie chinoise dans les douze prochains mois, contre 15% en mars. Il n'empêche, 29% du panel est désormais surpondéré sur les marchés émergents, contre une position nulle deux mois plus tôt.

Du côté des devises, 64% des participants au sondage, qui anticipent dans leur grande majorité une amélioration de l'économie japonaise dans l'année à venir, estiment pourtant que le yen est surévalué, à peu près autant que les mois précédents. En outre, 60% considèrent l'euro comme surévalué contre 40% un mois plus tôt. En revanche, 48% des participants indiquent que le dollar est sous-évalué contre 36% en avril.

info NEWSManagers

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